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Mercredi 25 octobre.

Nous prenons la route à 7h, pensant parcourir les 40km qui nous séparent de la frontière en 1h.

Mais c'était oublier qu'on est au Guatemala...

Même si la route est pour une fois en bon état, tous les 2km, il y a un village à passer avec ses tumulos. Ensuite, nous passons de 1800m d'altitude à quelques centaines de mètres avec une route en pente raide. En première et quasiment tout le temps sur les freins, on arrive au poste frontière d'El Carmen (approximativement 14.965553,-92.145978) presque 2h après notre départ, tout poites car on est en plus revenus dans les lowlands de la forêt tropicale humide.

Je n'ai pas beaucoup d'informations sur ce passage frontière, alors on y va en live en évitant les "guides" qui veulent nous montrer où passer pour une poignée de quetzales.

À première vue, cette douane a l'air bordélique et ça se confirme.

On se dirige vers le panneau SAT. Là, on entre dans une sorte de petit tunnel couvert où un douanier nous arrête (c'est marqué SAT sur son T-shrit). Il nous fait garer TiNéfant devant les bureaux et on se présente au guichet indiqué pour savoir quoi faire de notre importation temporaire du véhicule.

Le gars ne veut pas de nous car notre véhicule est étranger. Il nous oriente vers sa collègue de l'autre guichet qui met déjà 10 minutes à enlever le papier bourré dans l'imprimante avant de s'occuper de nous.

Puis, elle papote avec un autre collègue...

Mon Babé se demande si on est au bon endroit.

Mais oui, c'est bien là !

La fille finit par nous considérer un peu plus sérieusement et prend notre papier d'importation temporaire. On apprend qu'il faut le rendre pour pouvoir revenir dans le pays plus tard.

Elle tape sur son ordi, tamponne le papier et d'autres documents imprimés avec la date de sortie, fait signer un papier à Babé et va ensuite contrôler le numéro de TiNéfant.

Au grand désespoir de Babé, elle décolle l'autocollant SAT de notre pare-brise.

On est bon pour aller à la migracion.

Un peu déoussolés par tant de rapidité, on demande notre chemin.

On nous indique d'abord des bureaux de l'autre côté du bâtiment, puis on finit par comprendre que les locaux sont un peu plus loin après le virage sur la droite.

On remonte donc dans TiNéfant pour faire les quelques centaines de mètres.

Il y beaucoup de monde dans la rue étroite et pas vraiment de place pour se garer.

Là encore, des gars avec de pseudo-badges officiels nous proposent de nous guider.

On les déboute avec un sourire.

Il n'y a qu'un seul guichet de Migracion d'ouvert et le gars bedonnant a l'air déjà bien blasé.

À peine nous voit-il qu'il nous tend deux formulaires à remplir.

On s'acquitte de notre tâche puis, après avoir attendu que d'autres voyageurs passent devant nous, le gars reprend nos formulaires, n'y jette même pas un coup d'œil et tamponne nos passeports sans sourire ni explications.

OK...

On en a finit avec la douane du Guatemala.

On remonte dans TiNéfant pour passer le pont sur la frontière.

On passe dans un hangard de fumigation qui n'asperge rien du tout.

Un gars dans la guérite nous fait signe de venir payer.

Il me déleste de 195 pesos sans reçu d'aucune sorte.

On continue sur quelques mètres. Caméras, gardes armées dans des uniformes nickels, ça rigole pas, on est bien de retour en Amérique du nord !

Un douanier indique à Babé d'aller tout droit. Je dois descendre et me rendre seule à la Migracion.

J'ai juste le temps de donner le papier d'importation du véhicule à Babé.

Le premier guichet n'est pas le bon, il faut aller à l'intérieur. Là un douanier sympa m'explique (ce que je sais déjà) que je peux rentrer 7j sans payer ou 180j en payant 500pesos.

Je choisis la deuxième option et il me dirige vers le Banjercito (la banque).

Il y a déjà une queue de 5 personnes ce qui me donne largement le temps de remplir mon formulaire, attendre Babé et qu'il remplisse aussi son formulaire.

Le passage de la douane s'est bien passé même si j'avais oublié de fournir la carte grise en plus.

Le douanier n'a fouillé que sommairement TiNéfant, prenant les derniers fruits qu'il nous restait, laissant le yaourt, le miel et le beurre.

C'est enfin notre tour à au Banjercito. Des pubs sur les armées mexicaines passent en boucle sur l'écran plat derrière le douanier qui met trois plombes à faire ses papiers et nous faire régler les 1000pesos (env. 50€) de visas.

De retour au guichet de la Migracion, le dounier s'en va.

Il faut qu'on attende le douanier qu'on a vu au départ. Or, c'est l'heure de la "refraccion", la collation de 10h quoi !

On poirotte plus d'un quart d'heure.

Babé commence à perdre patience !

Notre douanier bedonnant finit par réapparaître et, après avoir encore déconné 5 minutes avec son collègue, finit par tamponner nos passeports en moins de 2 minutes.

Pas besoin de photocopies, on est apparemment déjà dans les ordis.

Il nous souhaite bon séjour et nous voici enfin sortis des douanes.

Pas d'autres contrôles, on reprend la route pour entrer dans le Chiapas.

Waouh ! La grosse deux fois deux !

Ça fait tout bizarre de rouler aussi vite sur une route aussi large et sans nids d'autruches !

On arrive en un clin d'œil au Walmart de Tapachula à 20km de là.

Quel plaisir pour le porte-monnaie de retrouver des produits laitiers et du chocolat abordables !

On fait les pleins et, après avoir manger une bonne salade, on reprend la route.

On avait pensé au départ faire plein de petits arrêts le long de la côte. Toutefois, étant restés plus longtemps que prévu au Guatemala, on décide de tracer directement à Puerto Arista où Babé peut faire une coche et moi voir des tortues.

On s'émerveille à nouveau de rouler aussi vite (90km/h !) sur une bonne route.

Bon, est au tout de même au Mexique et il est normal de voir des gens à cheval, en vélo ou à pieds aller en contre-sens de notre double voie.

On retrouve aussi sans surprise les policiers et militaires équipés en robocops avec de gros 4x4 climatisés tous neufs.

On passe pas loin d'une dizaine de contrôles sur cette route (police(s), douanes, militaires). La plupart nous laisse passer. Les douanes vérifient les papiers du camion. Quant aux milicos, un jeune bidasse entreprend de fouiller tous nos meubles.

Bon, il ne fouille pas à fond. On aurait pu cacher ce qu'on voulait.

Arrivé au meuble du lit et à mes slips, il abandonne, nous laissant repartir en jetant seulement un coup d'œil à la soute !

Trop, c'en était trop !

Beaucoup de vent sur la route. Des arbres empiètent sur la chaussée.

On arrive un peu surpris en fin d'après-midi à Puerto Arista.

 
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