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11. Manu Road

 
 
 
 

Description :

C'est la piste qui mène à Atalaya et qui commence au col Acjanaco, à l’entrée du parc National Manu, à trois heures de piste de la route principale qui va à Cusco. On passe de 3500m à une centaine de mètre d’altitude, de l’altiplano à l’amazone.
C’est une route réputée chez les ornithologues pour la diversité et le nombres d’oiseaux qu’on y rencontre, mais elle vaut aussi le coup rien que pour les paysages que l’on traverse, sans oublier la route en elle-même, avec ses ravins vertigineux, sa piste étroite et glissante à certains endroits à causes des éboulements, ses éboulements déchirants d’un coup la végétation, les croisements ric-rac avec les bus et camions qui roulent à fond la caisse, et aussi la végétation luxuriante de la forêt des yungas mêlée à celle de l’amazone à mesure qu’on descend en altitude.
Pour arriver au col Acjanaco, il faut prendre la piste qui mène à Huancarani et Paucartambo (départ de la route après le site archéologique de Pikillaqta entre Urcos et Cusco : suivre Paucartombo). Après Paucartombo, suivre le rio jusqu’à Challabamba et continuez jusqu’au col de Manu. Cette piste, large et en bon état, remplace celle de nos cartes qui montait directement dans la montagne.
Pour visiter le Parc National de Manu, il faut prendre un guide à Cusco. Il y a de nombreux lodges, parcs et réserves privés le long de la piste mais ils sont payants et il faut réserver à Cusco à l'avance pour les visiter avec un guide. Pour nous, ce n'était pas un soucis : on s'est posé sur le bord de la piste et on s'est contenté des oiseaux qu'il y avait tout le long (Hervé en a vu 226 nouveaux mais pour la plupart, il faut tout de même les chercher un peu et avoir des jumelles). Un conseil, donc, renseignez-vous auprès des agences de voyages avant car un guide est bien pratique quand on ne connaît pas. A part les oiseaux, il n’y a rien d’autre à voir sur la piste. Tous les oiseaux et autres mammifères sont dans les Lodges et Réserves Privées.
Nous ne sommes pas descendu plus bas que 1400m d'altitude (au niveau du Cock of The Rock Lodge) car la piste était trop en mauvais état à notre goût. Il y a eu beaucoup d'éboulements et les camions ont creusé d'énormes ornières. Comme on avait déjà touché sur plusieurs d'entre elles avant (je rappelle qu’on a un Jumper Citroën très bas de caisse), on a préféré ne pas aller plus loin. On s'est posé en bord de piste.
Apparemment, il est possible d’aller jusqu’à Atalaya, situé dans l’Amazone. Hervé s’est rendu jusqu’à Pilcopata (650m d’altitude) à pieds et en camion. La piste redevient bonne après quelques kilomètres.
La vialidad aplanit les passages d’éboulement petit à petit mais si il pleut ça glisse tout de suite et c’est boueux. La piste est du ripio, alors ça accroche la plupart du temps. Les 4x4 n’auront aucun problème. Par contre, attention aux véhicules hauts, il y a deux tunnels bas de plafond à passer.

Oiseaux :

voir chaque spot obs

Mammifères :

Nous ne nous sommes pas intéressés aux mammifères, peu commodes à voir. Il y a beaucoup trop d'oiseaux à découvrir.

Commentaire :

Ça restera LE spot ornitho du voyage. Il faut dire que c’est la première zone très intéressante qu’on ait vu au Pérou et, malgré le fait qu’on n’ait pas pu aller au bout, on a contacté plus de deux cent nouvelles espèces en une quinzaine de jours. Tout a été top tant au niveau piafs que paysage. La descente progressive vers les lowlands est magnifique. Les étendues de forêts sont immenses et quand le beau temps est de la partie les panoramas sont justes exceptionnels. On a eu des conditions pourries pour rouler et c’est pour ça que nous ne sommes pas allés au bout de la route. Trop de pluie, trop de boue, trop d’éboulements et un véhicule pas vraiment prévu pour affronter ces conditions…
Toute la piste qui descend jusqu’au parc est bonne pour l’observation, voici quelques spots ou vous arrêter en descendant.

 

a. Col Acjanaco - 3550m

Milieu :

Puna - Paramo

Oiseaux :

Brown-Backed Chat-Tyrant
Penelope montagnii Turdus fuscater Pterophanes cyanopterus Cranioleuca albicapilla Anisognathus igniventris Ochthoeca rufipectoralis Coeligena omissa Mercocerculus stictopterus Diglossa mystacalis Conirostrum ferrugineiventre Pseudocolaptes boissonneautii Hemispingus atropileus Diglossa cyanea Schizoeaca helleri Coeligena torquata Metallura aeneocoda Metallura tyrianthina Anthus bogotensis Buthraupis montana

Commentaire :

Superbes paysages et déjà plein de piafs notamment les Flowerpiercers et les Tanagers d’altitude.
Souvent dans les nuages. Bivouac sur place.

 
 

b. Tunnels - 2900m

Milieu :

Yungas Forest

Oiseaux :

Grass-Green Tanager White-Banded Tyrannulet Citrine Warbler
Myioborus melanocephalus Pyrrhomyias cinnamomeus Doryfera ludovicae Elaenia pallatangae Synallaxis azarae Hemispingus parodii Margarornis squamiger Cyanolyca viridicyanus Tangara vasorrii Delothraupis castaneiventris Myiotheretes fumigatus Thraupis cyanocephala Accipiter collaris Elaenia obscura Lafresnaya lafresnayi Basileuterus signatus Cranioleuca marcapatae Heliangelus amethysticollis Chaetocercus mulsantii Hemispingus superciliaris Piculus rivolii Cinnycerthia fulva Pionus tumultuosus Andigena hypoglauca Pipreola arcuata Ochthoeca pulchella

Commentaire :

Deux trous dans la roche où ruissèle l'eau. Bivouac sur place en bord de piste après le deuxième tunnel.
Nombreuses obs. Au niveau du second tunnel, le Gray-Breasted Mountain-Toucan est normalement assuré.

 
 

c. Vialidad Pilahuata - 2550m

Milieu :

Yungas Forest

Oiseaux :

Mountain Cacique Andean Guan Speckled Hummingbird
Cyphorhinus thoracicus Turdus leucops Atlapetes schistaceus Aglaiocercus kingi Pharomachrus auriceps Leptopogon taczanowskii Coeligena coeligena Notiochelidon flavipes Grallaria erythroleuca Aulacorhynchus coeruleicinctis Uropsalis segmentata

Commentaire :

Impossible de louper l’endroit, il y a une grosse machine qui permet l’entretien de la route quand il y a de l’essence dedans… les deux stars du coin sont la Red-and-White Antpitta et le Swallow-Tailed Nightjar mais, il y en a bien d’autres et en marchant quelques km que ce soit en amont ou en aval du puesto, les bonnes surprises seront permanentes.

 
Pas de photos.
 

d. Autour du Cock of the Rock Lodge - 1400m

Milieu :

Yungas Forest

Oiseaux :

Versicolored Barbet Yellow-Throated Bush-Tyrant Andean Cock-of-the-Rock Purple Honeycreeper Yungas Manakin Golden Tanager Paradise Tanager Olive-Backed Woodcreeper
Lophotriccus pileatus Thraupis episcopus Tangara cyanicollis Herpsilochmus rufimarginatus Henicorhina leucophrys Campephilus haematogaster Creurgops dentatus Euphonia mesochrysa Chlorospingus parvirostris Trogon personatus Anisognathus somptuosus Streptoprocne rutila Leptopogon superciliaris Tangara punctata Heliodoxa leadbeateri Taphrospilus hypostictus Conopophaga ardesiaca Thripadactes melanorhynchus Chlorochrysa calliparaea Momotus aequatorialis Phylloscartes ophtalmolicus Oxyruncus cristatus Basileuterus tristriatus Tangara gyrola Phaetornis stuarti Xiphocolaptes promeropirhyncus Tangara xantocephala Tangara parzudakii Lepidocolaptes lacrymiger Automolus ochrolaemus Chlorophonia cyanea Tangara xanthogastra Euphonia chrysopasta Cyanocorax incas Cinclus leucocephalus Basileuterus coronatus Myrmoborus leucophrys Diglossa glauca Iridosornis analis

Commentaire :

On est resté bloqué juste en-dessous. Il faut payer (cher) pour entrer dans le lodge mais heureusement, les oiseaux sont partout le long de la piste. Si vous repartez en amont, une petite matinée de marche vous permet de rejoindre le Manu Cloud Forest Lodge et de voir pas mal de choses.
En restant aux abords immédiats du lodge (dix minutes à pied), il y a un lek qui permet de bien voir l’Andean Cock of the Rock et surtout il faut surveiller les « flocks » particulièrement fréquent. Vous n’avez pas fini de tourner les pages du guide d’identification… Quand il pleut, vous vous mettez à l’abri sous le porche, vous attendez et vous disfrutez…

 
 

e. Sur la piste jusqu'à Pilcopata - lowlands

Milieu :

Amazonian Forest

Oiseaux :

Cathartes melambrotus Tachornis squamata Psarocolius bifasciatus Psarocolius angustifrons Sporophila castaneiventris Tiaris obscurus Ammodramus aurifrons Ara chloropterus Mionectes oleaginus Cyanocorax violaceous Dacnis flaviventer Poecilotriccus pulchellus Thamnophilus palliatus Hylophylax poecilinotus Galbula cyanescens Phlogophilus harterti Synallaxis gujanensis Turdus hauxwelli Conopias cinchoneti odontorchilus branickii Euphonia xanthogaster Euphonia laniirostris Phaetornis koepckeae Anabacerthia striacollis Chiroxiphia boliviana Phaetornis superciliosus Basileuterus chrysogaster Todirostrum chrysocrotaphum Jacamerops aureus Harpyhaliaetus solitarius Berlepschia rikeri Thryothorus genibarbis Herpsilochmus axillaris Chlorospingus canigularis Veniliornis affinis Mionectes striacollis Sporophila luctuosa Chlorostilbon mellisugus Thraupis palmarum Ortalis guttata Picumnus subtilis Hemithraupis flavicollis Mionectes macconnelli Amazona farinosa Ara militaris Tersina viridis Euphonia minuta Tangara schrankii Chlorophanes spiza Aratinga weddelli Myrmeciza hemimelaena Xiphorhynchus triangularis Chaetura brachyura Chamaeza campanisona Ocreatus underwoodii Myiodynastes chrysocephalus Metopothrix aurantiaca Hemitriccus rufigularis Phaetornis hispidus Cephalopterus ornatus Tityra semifasciata Tangara chrysotis Michrorophias quixensis Myrmotherula menetriesii Myrmotherula ornata Xenops minutus Deconychura longicauda Percnostola leucostigma Campylorhynchus turdinus Laniocera hypopyrra Trogon collaris Pharomachrus pavoninus Ara severus Pionus menstruus Megarynchus pitangua Melanerpes cruentatus Tityra inquisitor Cacicus cela Ornithion inerme Phaetornis ruber Campephilus melanoleucos Hylophylax naevia Myrmotherula longicauda Myiotriccus ornatus Philydor ruficaudatum Cyphorhinus thoracicus Turdus leucops Atlapetes schistaceus Aglaiocercus kingi Pharomachrus auriceps Leptopogon taczanowskii Coeligena coeligena Notiochelidon flavipes Grallaria erythroleuca Cacicus chrysonotus Aulacorhynchus coeruleicinctis Uropsalis segmentata

Commentaire :

En continuant à descendre la piste, on descend progressivement et à chaque palier, on trouve de nouvelles espèces. Les bamboos thickets couvrent des surfaces énormes et il ne faut pas hésiter à fouiller. Comme je l’ai dit plus haut, on est restés bloqués à environ 1400 m d’altitude mais, en montant dans les camions de livraisons, il est possible de continuer. Le plus long, c’est de remonter à pied mais c’est aussi le moment où l’on voit le plus de choses.
Dans l’idéal, il faudrait revenir pour aller jusqu’à Ithahuania mais, le peu qu’on a fait nous a déjà permis de voir bien plus qu’espéré. Durant la quinzaine passée sur la piste, je n’ai littéralement pas touché terre niveau ornitho et je ne parle même pas du plaisir de découvrir la forêt amazonienne.

 
Pas de photos.
 
Quelques photos le long de la Manu Road