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Autant commencer en vous disant que les articles qui constituent cette fin de mois d'août, sur Fish Creek et Lax An Zok Fish Camp, ne sont pas du tout en ordre chronologique. On y a en effet fait deux aller-retour et il est plus commode de traiter chaque endroit d'un bloc.

Commençons donc par Fish Creek Wildlife Site, une énorme déception (55.961227,-130.062085).

Samedi 11 août.

Cela fait deux jours que je ne vois pas de nounours.

En écoutant parler les gens, j'apprends qu'une aurore boréale est prévue pour cette nuit.

Il est 19h.

Ni une ni deux, je décide de monter au Salmon Glacier, à une demie heure de piste de là. Le ciel est clair ce soir, autant tenter ma chance. De toute façon, Babé avait prévu d'y monter pour se balader.

La piste se fait facilement. On se gare sur un pullout après le coucher du soleil.

Fish Creek étant plus que décevant, nous revenons deux fois à Lax An Zok. L'endroit est gratuit, les gens sympas et il y a au moins un grizzly qui vit près du camp.

Mais commençons par le commencement.

Lax An Zok Fish Camp (56.023209,-129.154138) est un camp d'été des indiens Nisga'a (prononcé nichka) qui vivent dans la région. Ils y pêchent le saumon pour nourrir le village auquel appartient ce camp.

Plus d'un million de saumons remontent la rivière Meziadin qui borde leur campement. Ils ne sont authorisés à en pêcher que 10 000 par an, ce qui leur permet de nourrir le village ainsi que de faire du troc contre des denrées alimentaires produites par d'autres tribus indiennes. Du crabe, par exemple.

Lax An Zok, prononcé "Lar èn djorh' ", signifie "where people stay" (là où les gens restent).

Après le flop de Fish Creek, nous revenons à Lax An Zok dans l'espoir de voir Nounours un peu plus longtemps.

Je passe toute une journée à spoter sans rien voir.

Le lendemain matin, toujours rien. Pourtant, les caméras d'Evan le filment régulièrement.

Au retour de la pause déjeuner, Evan m'annonce qu'un groupe d'étudiants a spoté notre Nounours à l'embouchure de la rivière à peine une heure plus tôt.

Puisque Babé est resté à disfruter au camion, ni une ni deux, je demande à John de m'accompagner. On est tous les deux des froussards, alors à deux on se sent plus rassurés.

Je nourris très peu d'espoir car ce grizzly est très farouche. S'il a déjà été effrayé une fois...

Mais il y a à manger aujourd'hui. Les Nisga'a ont préparé des saumons à fumer et il y a plein de restes rejetés à la rivière qui n'attendent qu'à être attrapés.

Quelle n'est pas notre surprise de voir Nounours se nourrir sans le moindre effort !