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Samedi 31 mars.

Bien dormi. La circulation reprend vers 6h du matin, mais c'est pas grave, on est déjà réveillés.

Babé part faire un tour vers les champs pendant que je me prépare. Beaucoup de "No-No" et pas de nouveaux oiseaux.

Ce coin près du lac est vraiment sympa. La vue y est jolie en dépit du brouillard qui va et vient. Les chants des oiseaux d'eau font plaisir aux oreilles.

 
 

On quitte cet endroit paisible pour rejoindre la côte plongée dans le brouillard. On espère voir des "Nénéphants", petit nom qu'on a donné aux éléphants de mer que l'on a énormément disfruté en Amérique du sud. Babé en est très fan.

Mmpffff ! Ici, les panneaux "No Overnight Parking" et "No Parking" s'égrennent tous les 50m des deux côtés de la route.

Et dire qu'on nous avait dit : "Ouais ! Vous allez voir ! La route côtière, c'est trop cool, on peut bivouaquer partout !"

Pas d'éléphants à San Simeon, le "vista point" se trouve au nord de Cambria vers le phare de Piedras Blancas (35.663012,-121.25756)

Ici, les Nénéphants sont protégés des touristes par une haute barrière en bois tout le long du Vista Point.

Néanmoins, c'est une grande joie que de les revoir. On a même une percée de ciel bleu qui nous accompagne.

 
Coucoux et Babé aux Nénéphants de Piedras Blancas :
 

Ça c'est sûr !, c'est pas Ninfas. Ici, on a plutôt l'impression d'être en cage, mais... quand on voit l'attitude de certains touristes, on se dit que ce n'est peut-être pas plus mal...

La population d'éléphants de mer du nord (Mirounga angustrirostris) (ils ont la même taille mais sont plus légers en poids que leurs cousins d'Amérique du sud) a été complètement éradiquée des côtes nord américaines au XIXème siècle. L'éléphant de mer était chassé pour sa graisse qui donnait une très bonne huile.

Les scientifiques pensaient que cette espèce était complètement éteinte lorsqu'ils en ont trouvé un petit groupe sur l'île de Guadalupe, au large de la Baja California.

En 1990, une douzaine d'individus sont venus sur cette plage. En 1992, le premier bébé éléphant de mer est né et, en 1996, ils étaient plus de 1000. Aujourd'hui, la population dépasse les 15000 individus.

Depuis 1997, les volontaires de "Friends of the Elephant Seal" protègent cette colonie, ce qui, comme je l'ai déjà dit, n'est pas plus mal quand on voit les comportements débiles de certains. Tout de même, ils auraient pu laisser possible l'overnight parking... Mais là encore, quand des cons laissent tourner leurs générateurs toute la nuit... et que dire des chiens...

Nous disfrutons ces Nénéphants avec grand plaisir. Ils sont aussi craquants que leurs cousins d'Amérique du sud avec leurs grands yeux noirs. Ils en ont les mêmes mimiques.

La période de reproduction est malheureusement terminée (de janvier à février, elle tombe en même temps que celle des baleines en Baja...). Il ne reste plus qu'un gros mâle dans le groupe du fond. La plage accueille les jeunes nés de l'année (les "bébé-thons", comme on les surnomme ) et tous les individus qui viennent pour muer.

Les jeunes mâles s'entraînent fréquemment à se bagarrer comme les adultes, les cicatrices et le sang en moins. Sinon, ils se baignent comme les autres ou restent allongés seuls ou groupes sur la plage en se recouvrant de sable pour avoir moins chaud.

 
Eléphants de mer du nord fin mars début avril à Piedras Blancas :
 

Tiens, une loutre de mer. Sympa !

 
Loutre de mer à Piedras Blancas :
 

Et dans les herbes, au bord de la barrière, un écureuil terrestre de Californie (California Ground Squirrel).

 
Ecureuil terrestre de Californie à Piedras Blancas :
 

Nous déjeunons entre soleil et brouillard, puis prenons la route en début d'après-midi en direction du nord. On souhaiterait bivouaquer dans la National Forest près de Big Sur.

Malheureusement, quelques dizaine de km plus loin, la route se trouve coupée en-dessous de Gorda. Impossible de passer, elle a été emportée par un éboulement et ils sont en train de la refaire !

On finit par se poser sous Breaker Point, sur un pullout (35.775691,-121.32734) recommandé par I-Overlander.

Pas de "No" sign sur celui-là. Dommage que le temps soit bouché, il semble y avoir une belle vue sur l'océan...

Nuit tranquille. Très peu de circulation.

Dimanche 01 avril.

Réveil efficace pour retourner aux éléphants. Ce n'était pas prévu, mais puisqu'il faut que l'on refasse la route dans l'autre sens pour récupérer l'autoroute intérieure afin de se remonter ensuite vers San Francisco, autant en profiter.

Le temps est encore très couvert.

On met les parkas et part faire la balade vers le phare à travers champs. Pas de clôture, mais un cordon pour éviter de s'approcher trop près de la mini falaise...

Seuls de bon matin, on disfrute les Nénéphants.

Vers 10h, on se pose sur un sentier plus au sud. Babé part à la recherche d'un piou-piou qu'il ne trouvera pas.

Le temps se dégage soudain et le soleil brille magnifiquement. Plutôt que de passer l'après-midi sur la route, on décide de rester aux Nénéphants.

Babé part se balader pour faire quelques photos supplémentaires de ses mammifères préférés pendant que je reste au camion à traiter quelques photos.

Le printemps est là.

Et ce rocher ? Vous trouvez qu'il a quelle forme ?

Pour Babé, c'est un Nénéphant bien sûr ! Pour moi, un lion de mer. Et pour vous ?

C'est dingue comme le paysage change avec du soleil !

On ne l'imaginait pas si vallonné. Et les falaises sont vraiment sympas.

Par contre, no soucis, ça a coupé dur dans le coin pour faire des pâturages. Encore une fois, là où il n'y a pas de protection, il ne reste plus que des reliquats de forêts par-ci, par-là.

Pour notre dodo du soir, on retourne à notre pullout sous Breaker Point.

Le coucher de soleil y est beaucoup plus joli ce soir.

Malheureusement, cette belle journée se termine sur une mauvaise note. Et ce n'est pas un poisson d'avril !

Vers 21h30, un ranger de la National Forest vient toquer à la porte (je précise qu'on est juste en dehors de ladite National Forest). Un "gentil" "neighbour" (=voisin) l'a appelé pour dire qu'on était là depuis quelques jours !

Petit speech du ranger comme quoi on n'est pas sensés dormir ici, mais comme Babé joue l'innocent en disant qu'il n'y a pas de "sign" (=pancarte) interdisant l'overnight, le ranger nous dit que c'est bon pour cette nuit, qu'on n'a pas de "ticket" (=amende) mais qu'on en aura une si on dort une troisième nuit.

L'enfoiré de voisin ! Les américains et leur "neighbour watch". Ah, ça devait y aller les délations du temps du Mac Arthisme !

Cet incident me met de mauvaise humeur.

Babé reste stoïque, as himself. Après tout, on n'a pas eu d'amende...

 
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Cet incident me reste en travers de la gorge toute la journée du lendemain. Heureusement, il y a des coins où les rangers sont moins chiants et l'on va passer quatre belles journées au Pinnacles National Park.

On pensait observer les condors à Big Sur mais, comme la route côtière bloquée nous pousse à prendre l'intérieur des terres, on décide de visiter le Pinnacles National Park parce que c'est un lieu de réintroduction des condors de Californie et qu'il paraît qu'il est facile de les voir là-bas.

Ce parc est vraiment tout petit mais bien sympa.

Il y a deux entrées, l'une à l'est et l'autre à l'ouest qui est la plus proche pour nous. La route pour y monter est toute neuve. Comme il n'y a pas de camping de ce côté du parc (trop cher de toute façon côté est avec 35$/nuit sans électricité et wifi...), on repère 3 spots dodo potentiels en bord de route.

Nous quittons la côte et son brouillard pour retrouver un paysage agricole sous les nuages puis sous le soleil.

À noter que Babé a coché la Yellow-Billed Magpie en chemin sur le parking d'une rest area (35.831102,-120.758183).

L'entrée dans le parc se fait à travers un portail automatique qui s'ouvre à 7h30 le matin et se referme à 20h. Tout est neuf ici. Le parc n'a été créé qu'en 2014 après avoir été un National Monument pendant très longtemps.

Nous allons passer nos journées sur le parking "Chaparral", du nom de la végétation de type méditerrannéen de cette région. Situé au départ des sentiers, il donne aussi une très bonne vue sur les "High Peaks", ces formations rocheuses orangées qui culminent au milieu du parc.

C'est au-dessus de ces "peaks" que je vais facilement spoter les condors aux jums tous les après-midi entre 15h et 17h.

Puisqu'ils sont tout de même loin, je vais faire la balade jusqu'aux peaks un matin dans l'espoir de les voir d'un peu plus près.

Pas de condors, mais une chouette balade.

Il y a de nombreux sentiers à faire qui sont pour une fois bien plus long qu'1/4 de mile. Babé va tous les faire, bien sûr.

Pour les amateurs, il y a des falaises à escalader. Il y a aussi quelques grottes. Entre ça, le Chaparral et les peaks, le paysage est vraiment diversifié et sympathique.

 

Cette pause "balades-obs" me permet de rattraper un peu de mon retard dans le blog.

Ma balade matinale n'ayant pas été fructueuse en condor, j'en fais une un après-midi. Babé part d'un côté du sentier et moi de l'autre.

Un condor va me frôler quelques secondes avant de disparaître derrière les peaks. Le temps que j'arrive, il sera reparti avec les 3 autres condors que Babé a disfruté pendant quelques minutes.

Un couple va même faire une tentative d'accouplement sur un rocher !

Dommage que la lumière ait été si blanche...

Babé repart tout content au camion. Je reste à spoter dans l'espoir que les condors reviennent.

Et ils vont revenir !

8 condors vont survoler les peaks pendant une demi-heure ... alors que je suis en train d'arriver au parking.

Je suis redescendue trop tôt !

Oh well, on ne peut pas toujours avoir le bon timming... Un gateau poire-chocolat me remontera un peu le moral.

Ensuite, direction notre spot dodo un peu avant l'entrée du parc, sur un ancien accès à une piste bouché par la végétation. Aucun panneau "No-No", les rangers ne nous ont rien dit durant les 4 nuits que l'on a passées ici. En plus, il est très calme car il n'y a plus de circulation passées 20h.

 
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Vendredi 06 avril.

Il pleut.

Moi qui voulait tenter une nouvelle balade ce soir...

Tant pis. On prend la route. De toute façon, il faut qu'on fasse des courses.

Arrêt à Soledad, la première ville avant de prendre l'autoroute, pour faire le plein d'eau purifiée (36.430134,-121.33412) (25c/gallon). Les distributeurs de Purified Water ne courent pas les rues ici comme au Mexique. On en trouve généralement un au coin d'un supermarché, alors je préfère les noter pour en garder la trace et pour ceux que ça intéresse. Boire de l'eau chlorée, ce n'est pas notre truc.

On fait ensuite les courses au Walmart de Salinas.

On passe à L'information center qu'il y a à côté, histoire de récupérer une carte gratuite de l'état de Californie. Il y a du bon wifi gratuit qui me permet d'uploader toutes les photos et vidéos.

Près de 200km nous séparent de San Francisco. On reprend la route en début d'après-midi en choisissant de passer par la côte.

Bof ! Avec toute cette pluie, on ne voit pas grand-chose. On va mettre une heure à passer San Francisco qui ne nous laisse pas un souvenir mémorable.

De toute façon, ce qui nous intéresse (enfin surtout moi ), c'est de voir le Golden Gate. J'avais visité San Francisco dans les années 90 et je voudrais revoir ce fameux pont.

Bon là, on n'en voit pas grand-chose avec toute cette pluie...

On se pose sur le Parking du Vista Point (37.832886,-122.47954) du Golden Gate, point I-Overlander réputé gratuit et tranquille, et on passe la soirée au chaud dans le camion.

À noter que la traversée du pont est payante. Or, comme le paiement se fait automatiquement en fonction de la plaque d'immatriculation, on ne paye rien en tant qu'européen.

Bon, pour la tranquillité sur ce parking, c'est pas trop ça vu que des véhicules vont et viennent toute la nuit. Par contre, c'est un spot pratique pour voir le Golden Gate et aller s'y balader.

Le lendemain, au petit matin, le pont est plongé dans le brouillard. Qu'à cela ne tienne, Babé part se balader dessus d'autant qu'il ne pleut plus.

De l'autre côté, des panneaux expliquent la construction du pont.

À mesure que la matinée avance, le brouillard se lève et le pont se dévoile petit à petit.

On entrevoit Alcatraz...

Je pointe le nez dehors pour enfin prendre TiNéfant sur son spot dodo avec le Golden Gate...

... filmer le pont ...

 
Le Golden Gate sort du brouillard :
 

... et prendre en photo le monument dédié aux marins perdus en mer situé sur le parking.

Le temps se dégage de plus en plus. On décide de descendre sur le parking du Discovery Museum (37.834242,-122.47549) juste en-dessous pour avoir une meilleure vue du pont.

Le parking se remplit très vite de familles avec enfants en bas âge. C'est que ce musée n'est que pour les enfants (gratuit pour eux et les parents). On ne peut pas rentrer si on n'en a pas. Enfin, si. Il faut connaître une famille qui est à l'intérieur et payer 13,50$.

Bref, petit saut à la Public Library de Sausalito (37.859649,-122.48886) où le wifi passe bien pour faire du Nenet (les horaires des Public Library sont variables, généralement de 10h à 17h), puis on retourne au Parking du musée.

Babé part se balader le long du sentier...

... pendant que je disfrute près du camion.

Des Overlanders ont dormi sur ce parking, alors on décide de faire de même d'autant que le parking du vista point ferme tôt demain. On ne veut pas se retrouver coincés dessus ou expulsés durant la nuit.

Deux CC de location se garent à côté de nous et font tourner leurs générateurs.

La vue du Golden Gate est vraiment sympa d'ici la nuit.

Malheureusement, on ne va pas pouvoir la disfruter longtemps car un ranger vient toquer à la porte à 21h30.

Il nous explique très gentillement que l'Orvernight Parking n'est pas permis ici (il n'y a pas de panneaux d'interdiction mais on est sur les terres d'un parc national...). Il est vraiment très courtois et la pilule de la déception se digère plus facilement.

Toutefois, on est vraiment contrariés. La vue sur le Golden Gate aurait été jolie au lever du soleil demain...

Je suis sure que c'est à cause de ces putains de CC qui font un boucan d'enfer avec leurs générateurs.

GRRRR !

On se rabat sur un parking au bord de la marina de Sausalito (37.858183,-122.48151), autre point I-Overlander. Payant de 8h à 22h, il est gratuit la nuit. Les RVs ne sont autorisés à rester que 72h max.

Bien plus bruyant que celui du musée, on ne passe pas une très bonne nuit.

 
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Dimanche 08 avril.

Nous quittons Sausalito au lever du soleil afin de nous rendre à quelques dizaines de km de là au Muir Woods National Park (37.892796,-122.572486).

Il s'agit de l'un des premiers parc préservant les Redwoods, l'autre espèce de Sequoias qui se développe sur la côte nord de la Californie.

Seulement, en arrivant dans ce minuscule parc, on s'étonne d'apprendre qu'il faut réserver le parking pour pouvoir y rentrer.

C'est tout nouveau et bien sûr, il est interdit de se garer sur les pullout dans le parc.

Qu'à cela ne tienne, Mon Babé veut absolument y aller. Alors, on se gare sur une sorte de parking en bord de route, 3 miles à l'extérieur du parc (pas de panneau d'interdiction ici, les gens s'y garent pour aller faire du vélo ou courir).

Mon Bel Homme s'en va visiter le parc à pieds pendant que je reste au camion à traiter quelques-unes des photos d'oiseaux du Mexique (il y a encore plein qui attendent ).

Il découvre les Redwoods (Sequoia sempervirens) avec des yeux émerveillés. Ces géants sont sensés être plus grands que leurs cousins et moins larges. Ici, ce ne sont pas les plus grands, mais ils sont tout de même bien sympas.

Regardez la taille des gens sur les photos !

 

Des Californiennes accostent Babé : "You look like a model!" qu'elles disent...

Et elles le prennent en photo !

Nul doute que Babé a fini sur Facebook ou Instagram !

Mon Top Model se rend ensuite au musée qui explique combien le Redwood est un très bon bois et qu'il a aussi été coupé pour créer des pâturages pour le bétail. Avant l'arrivée des colons, il couvrait toute la côte nord californienne jusqu'au Canada. Il n'en reste maintenant plus que 3% de la surface originelle.

Vraiment, c'est atterrant de voir combien l'environnement a été sacagé ici en l'espace de deux siècles.

Nous reprenons la route dans l'après-midi. Pas bien loin, on se pose sur le premier pullout (37.880657,-122.6186) sans panneau "No Overnight Parking" ou "No Parking".

Bien qu'un peu en pente et proche de la route, il nous donne une jolie vue sur l'océan. Par contre, qu'est-ce qu'il y a comme vent !

Dodo tranquille. Pas de police. Pas de circulation.

 
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Lundi 09 avril.

L'un des gros spots nature, et surtout piafs de Californie, est le Point Reyes National Seashore.

Immense péninsule bordée de falaises et de plages, elle accueille pleins oiseaux.

Nous quittons donc notre spot dodo de bon matin afin de la parcourir le plus tôt possible.

Surprise : je m'attendais à traverser une immense forêt. Malheureusement, les Redwoods ont disparus d'ici depuis longtemps et l'espace est colonisé par des ranchs dont "l'ancienneté" est même mise en valeur.

Ce sont les conquérants qui réécrivent toujours l'histoire...

On se dirige d'abord vers le phare mais il n'ouvre qu'à 10h.

Des cerfs mulets broutent dans l'herbe. Sympa.

On continue vers la pointe sud où l'on peut observer des éléphants de mer.

Ils sont bien là sur une plage au pied de la falaise. On ne peut cependant pas s'en approcher très près. Il faut se contenter de les observer de loin.

 
Éléphants de mer du nord à Point Reyes :
 

Un peu déçus, on va faire le sentier "Chimney Rock" qui va jusqu'à la pointe. On y revoit quelques éléphants de mer au bas des falaises.

Le brouillard qui nimbait la côte se lève peu à peu. Le printemps est aussi ici avec plein de fleurs différentes. Babé spote l'océan mais ne voit rien de nouveau.

On voit encore des cerfs mulet.

 
Cerfs mulet à Point Reyes :
 

Il est un peu plus de 10h lorsqu'on arrive au phare. Aujourd'hui, il est ouvert (il ne l'est pas tous les jours !), ce qui nous permet d'aller spoter tranquillou sur les vista points aménagés à cet effet.

Des panneaux indiquent que l'on peut voir des baleines grises en migration au pied de la pointe. Et oui !, on en voit qui passent pas loin.

Ce n'est peut-être pas la Baja, mais c'est super sympa de revoir des baleines grises. De notre point de vue, on peut voir tout leur corps nager dans les grosses vagues. C'est vraiment cool ! On en verra 9 au total !

 
Baleines grises vues du phare de Point Reyes :
 

Et puis Babé spote des Tufted Puffin, super coche !, des oiseaux de mer qui nichent en mer sur les rochers mais qui viennent manger près de la côte.

On rencontre un ranger sympa, Carlo, qui nous ouvre exceptionnellement le phare lorsqu'il apprend qu'on est français pour nous montrer le phare originel contruit en France et conservé dans la partie inférieure.

Il est plusieurs fois allé en France et adore visiter le monde entier. Mais avec seulement deux semaines de vacances par an, ça ne fait pas beaucoup de temps pour disfruter.

Dans l'après-midi, Babé part se balader vers la baie sans voir de nouveau piou-piou.

Nous bivouaquons dans le village de Point Reyes dans une rue près d'une église (38.068203,-122.80878), un point I-Overlander.

Il y a un wifi ouvert qui nous permet de consulter les messages.

Progressive nous a écrit : ils n'ont pas reçu l'Intend to Reside. Il va falloir que je le renvoie.

Dodo tranquille.

Mardi 10 avril.

Il faudrait une semaine pour parcourir Point Reyes. Or, il n'est pas évident de dormir sur place et on n'a pas beaucoup de temps.

Babé préfère reprendre la route, d'autant qu'il y a un peu plus haut quelques spots où chercher le Rock Sandpiper, un migrateur sur le point de repartir en Alaska.

Juste au-dessus de Point Reyes, il y a la pointe de Bodega protégée par le Sonoma Coast State Park.

On y arrive vers 8h sous un crachin qui me pousse à rester au chaud dans le camion. Babé passe la matinée à spoter les rochers. En vain.

On voit une baleine grise passer non loin.

Le crachin se transforme en pluie. On reprend la route.

Quelques State Parks avec de jolies criques s'intercalent entre des propriétés privées avec "Posted - No Trespassing - Keep Out", tout ça écrit sur le même panneau.

Par ici, les grosses maisons sont gardées par des compagnies privées...

De toute façon, la pluie nous pousse à avancer.

Le temps s'éclaircit enfin dans l'après-midi. Le paysage de propriétés privées reste le même, aussi moche que sous la pluie.

On s'arrête dans un village afin que j'envoie le papier de Progressive par la poste. Il faut souligner qu'il y a toujours un bureau de poste, même dans les plus petits villages.

Enfin, on se pose en fin d'après-midi sur le parking d'un vista point (39.033662,-123.68834), point I-Overlander à la jolie vue sur l'océan qui s'avère très tranquille.

 
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Mercredi 11 avril.

L'éclaircie d'hier était de courte durée. On se réveille sous les nuages et la pluie.

Il fait froid. La chaleur de Lucy's Laundry (39.44134,-123.80523) nous réchauffe un peu à Fort Bragg. C'est 3$ la machine de 8kg et 0,25$ les 5 minutes de dryer. Ce qui est cool, c'est que la "coin machine" distribue des pièces de 1$ en plus des quarters (25 cents). Du coup, je me fais une petite collection souvenir. Ajouter à cela du bon wifi et la matinée se passe bien sous la grisaille.

Retour sur la route.

Il y a des RV parks quasiment tous les km. Le premier que l'on choisit est le bon pour prendre une douche. Le Wesport Beach RV Park (39.649083,-123.78208) n'autorise normalement la douche qu'à ses clients, mais la Madame de la réception fait une petite entorse au réglement et nous donne le OK pour utiliser les "coin-showers" (= douches à pièces) des sanitaires d'à côté. 1$ les 6 minutes, c'est largement suffisant !

Tout de même, pour 35$ la nuit, il pourrait faire la douche gratuite...

Déjeuner sur une aire de repos en bord de mer. Il pleut toujours.

On continue donc la route qui quitte la côte pour s'élever un peu dans les terres.

Après une côte remplie de State Parks payants, de ranchs et de propriétés privées, on traverse des forêts privées. Ici, les arbres poussent haut mais ne sont pas bien épais...

Arrêt à Garberville, pas pour couper ou fumer de la marijuana , mais pour récupérer une carte de l'Avenue Of the Giants à l'Information Center afin de savoir où la prendre.

Nota : pour ceux qui n'était pas au courant, comme nous au départ , la Californie est un état où l'on peut produire et vendre de la marijuana légalement. Garberville est bien connue des européens pour venir se faire des sous durant la récolte et la découpe des feuilles de cette herbe car ça paye bien en très peu de temps.

On va rentrer à nouveau dans une zone de forêts de Redwoods protégées et l'Avenue Of the Giants, dont le numéro officiel est 254, est une route parallèle à la 101 qui traverse les Géants Redwoods.

Elle commence avant Phillipsville et se termine à Pepperwood. On retourne donc sur l'autoroute 101 pour prendre la sortie 645.

Petite déception au début, la route ne traverse pas immédiatement les Redwoods. Ce n'est qu'à partir de Myers Flat que l'on traverse réellement la forêt de Géants. Et ils sont vraiment-vraiment grands. Même sous la pluie, c'est impressionnant.

On arrive au visitor center (40.308451,-123.90818) du Humboldt Redwoods State Park en milieu d'après-midi.

Là, un papy volontaire m'indique tous les spots où aller sur la carte du parc.

Bien qu'étant un State Park, l'entrée est gratuite car ce parc a été créé par des fonds privés dont ceux de Rockefeller. Déjeunant un jour dans le "grove" qui porte maintenant son nom, il a allongé un chèque d'un million de dollars dans les années 1920 pour l'acheter afin de le protéger des exploitants forestiers qui s'en rapprochaient rapidement.

Le Redwood est un bois d'excellente qualité et il était plus rentable de l'exploiter que de chercher de l'or. Partant de la côte, les exploitants se sont enfoncés de plus en plus à l'intérieur des terres pour abattre ces géants.

Dans ce parc, ils disent qu'il ne reste plus que 2% de la surface initiale totale de Redwoods. C'est vraiment triste.

Sans l'initiative que quelques citoyens motivés, il n'en resterait plus rien...

Il pleut trop, on fera les sentiers demain.

On se pose sur un remblais juste à l'extérieur du parc (40.341842,-123.91521) (merci I-Overlander) pour y passer une nuit tranquille. Sinon, c'est 25$ le camping sans électricité...

Jeudi 12 avril.

Lever efficace pour faire le Founders Trail (40.352606,-123.923807) au lever du jour.

Des citoyens engagés ont levé des fonds pour acheter cette parcelle afin d'y préserver les arbres parmi les plus hauts des Redwoods.

 
Coucoux et Babé sur le Founders Trail :
 

OK, Babé. Ce ne sont pas les plus gros, mais il sont vraiment-vraiment grands !

Et moi, je tombe aussitôt amoureuse de ces géants. Je ne suis pas la seule d'ailleurs...

Ce qui est impressionnant avec les Redwoods, comparé aux Sequoias, c'est leur nombre.

Dans des forêts préservées comme celle-là, il y en a vraiment partout. Debouts ou couchés au sol, on se sent minuscule en leur présence.

Il se dégage une puissante énergie de leurs troncs. Ici, on est entourés par Mère Nature.

Le Dyerville était estimé être l'un des plus haut Redwood avec ses 362 feet (environ 120m) sur pied. Il est tombé le 24 mars 1991 et de nouvelles mesures après qu'il soit tombé lui donnent une hauteur de 370 feet (environ 122m).

Dans sa chute, il a entraîné d'autres géants avec lui. Ce chaos est de toute beauté.

Vous avez vu comme Babé est tout petit ?

 
Coucoux et Babé au côté du Dyerville Redwood :
 

Babé part faire un autre sentier afin de trouver la dernière Thrush qui lui manque en Amérique du nord.

Je continue le sentier en disfrutant chacun de ces géants.

Je suis particulièrement fascinée par les renflements tortueux de leurs troncs. Leurs formes font parfois penser à des animaux... ou à autre chose. Mon imagination s'emballe. Les Redwoods sont une source d'inspiration.

Pour Babé, pas de Varied Thrush sur le sentier. Il la trouve tout simplement sur le parking. Des fois, il ne faut pas se casser les pieds à aller bien loin...

Il va ensuite la revoir très souvent.

Il pleut à nouveau.

Je vais me réfugier au Visitor Center pour profiter de leur Nenet et mettre le blog à jour. Babé met la parka et va se balader.

Comme le temps ne s'améliore pas, on décide de se réfugier dans une Public Library afin que je puisse traiter quelques vidéos tout en chargeant l'ordi. Les panneaux ne chargent pas des masses avec ces nuages et cette forêt.

La public Library de Garberville est la plus proche.

Faite de contre-plaqués, c'est la library la plus miteuse qu'on ait vu jusqu'à présent. Mais bon, il y fait chaud et il y a de l'électricité. Par contre le Nenet est très lent...

Ici, les sans-abris du coin viennent trouver un peu de tranquillité. Un rasta se trimbalant quasi nu eveloppé d'un sac de couchage est intrigant...

On passe quelques heures dans la library.

En fin d'après-midi, le soleil finit par percer. On retourne au visitor center. Le paysage est complètement différent avec un rayon de soleil.

Je parcours le sentier d'à côté, le Gould Grove Trail, pendant que Babé disfrute au camion.

Les arbres prennent une toute autre couleur. Le vert du sous-bois est plus intense.

 

Retour pour dormir à notre spot dodo de la veille.

Je vérifie que les pièges à souris sont bien en place car on en a (encore) retrouvé une morte ce matin.

Vendredi 13 avril.

Ordi pour moi ce matin pendant que Babé part faire une longue balade.

Il prend quelques fleurs en photos.

Dans l'après-midi, on se rend dans la partie nord du parc.

Même dans TiNéfant, on est tous-tous petits avec ces géants en bord de route.

Et qu'est-ce qu'ils sont beaux avec du soleil !

Je fais la petite boucle du Chandler Grove seule.

Encore une bien belle balade pleine de mystères et d'énergie.

Puis, on fait le Drury-Chaney Trail (40.443065,-123.98628) ensemble.

Là, c'est vraiment un sentier super sympa. Les arbres sont immenses, il y a plein de troncs couchés au sol et le sous-bois est vert fluo avec ses premières feuilles de printemps.

Un moment inoubliable.

 
Coucoux et Babé sur le Drury-Chaney Trail :
 
Coucoux et Babé se cassent un peu le cou sur le Drury-Chaney Trail :
 
 

Une chouette balade.

On dîne sur le parking pour prendre ensuite la route pour un spot dodo I-Overlander près du Humboldt Bay NWR (40.69757,-124.2738).

On resterait bien des jours dans les Redwoods mais il faut avancer...

On surplombe le cordon dunaire. Le brouillard marin est joli. Sympa le spot... jusqu'à 23h30 où les fêtards du coin viennent cruiser avec leur voiture.

Ils démarrent et pilent en tournant en rond juste à côté de nous.

CONNARDS !!!

Ils ont vraiment rien d'autre à foutre.

En faisant une petite balade, Babé avait repéré un autre parking un peu plus bas vers les champs (40.691941,-124.2733).

On s'y déplace, la gueule enfarinée avec les phares en marche (nos deux feux de croisement viennent de griller en même temps ), pour terminer notre nuit.

Dommage que cette si belle journée se termine ainsi...

 
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Samedi 14 avril.

Le reste de la nuit a été tranquille.

Départ aux aurores pour se rendre de l'autre côté de la baie dans la Samoa Dunes State Recreational Area (40.761474,-124.226673).

Babé a lu que le Rock Sandpiper a été vu sur la digue au bout de cette pointe...

L'avantage à cette heure-ci, c'est qu'il n'y a pas grand monde sur la route. On traverse la ville d'Eureka rapidement.

Le brouillard se dissipe déjà. Une magnifique journée s'annonce.

Nous passons toute la journée sur place, Babé à chercher son sandpiper, moi à profiter du soleil qui charge les batteries pour faire de l'ordi.

Même si les dunes ont été protégées, cette zone n'est en rien une zone naturelle. Comme son nom l'indique, c'est une "aire de récréation", c'est à dire que les gens viennent y pêcher, marcher, faire de la moto et du quad. Ça pétarade de partout à partir de 10h et les gens essaient de se garer au plus près de la mer pour l'observer de leur voiture.

Les Etats-Unis...

Après avoir spoté plusieurs endroits, Babé finit par cocher son Rock Sandpiper dans l'après-midi sur la digue, alors qu'il n'y était pas le matin.

On passe la nuit sur un accès menant à la dune avant la Recreation Area (40.807722,-124.19853), plutôt bruyant avec la circulation de la route juste à côté et les gens qui viennent et repartent en milieu de nuit.

 
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La journée du dimanche 15 avril se passe sous la grisaille et la pluie.

Après avoir fait quelques courses au Walmart et le plein d'eau purifiée (40.799388,-124.17395)(40cents/gallon) à Eureka, on monte tranquillement jusqu'à l'entrée du Redwood National Park.

En chemin, on fait le plein d'eau javélisée de nos fontaines à "usage quotidien" dans une dump station gratuite (41.12452,-124.15026).

On voulait s'arrêter dans un State Park, mais c'est 8$ l'entrée...

On passe au visitor center du National Park (41.286857,-124.09094) afin d'obtenir une carte. Cette zone est un mélange de National park et State parks. Notre Annual Pass donne accès aux deux types de parcs.

Le reste de la journée se passe dans le camion à attendre que le temps s'éclaircisse, ce qui arrive dans la soirée.

On se pose sur un pullout au bord d'une route secondaire (41.261464,-124.09101), un spot I-Overlander.

Enfin un spot dodo très tranquille.

Lundi 16 avril.

Nous commençons la journée avec le Lady Bird Trail (41.303295,-124.018064) dans le brouillard, petit sentier sympa, tranquille. Babé l'aime bien, je le trouve un peu trop "froid".

On continue avec le Trillium Falls Trail (41.323159,-124.045664) qui nous emmène dans de l'old growth forest (=vieille forêt).

Là-encore, ce sentier est magnifique. Les Redwoods y sont immenses, superbes. Il y a bien une cascade, mais ce n'est pas le plus intéressant.

 
Coucoux et Babé sur le Trillium Falls Trail :
 

Le sentier zigzague entre les arbres aux troncs énormes. Le soleil nous accompagne, illuminant la végétation de rayons chaleureux. On est au calme. C'est beau.

 
Sur le Trillium Falls Trail, Babé est tout petit :
 
Sur le Trillium Falls Trail, les arbres sont grands :
 
 

Ce sentier est mon préféré avec le Drury-Chaney. Ici, les arbres y sont chaleureux, amicaux. Une histoire se cache derrière leurs troncs tortueux couverts de mousses.

On n'a qu'une envie, s'asseoir contre l'un de ces géants et nous laisser aller à l'écouter.

Ces deux balades nous ont bien ouvert l'appétit. On déjeune d'un gros plat de pâtes et on se dirige ensuite vers la plage.

Babé part faire un tour sur la plage puis dans la forêt pendant que je fais un peu d'ordi.

En fin d'après-midi, on se rend sur le parking de Prairie Creek (41.321236,-124.040858), à côté de celui du Trillium Falls Trail. C'est un bon spot pour observer le Roosevelt Elk (Wapiti de Roosevelt) (Cervus canadensis roosevelti), l'une des sous-espèces du Wapiti (Cervus canadensis), cousin du cerf élaphe d'Europe.

Des six sous-espèces du Wapiti connues pour avoir historiquement habité l'Amérique du Nord , seules quatre existent encore : le Wapiti de Roosevelt (Cervus canadensis roosevelti), le Wapiti de Tule (Cervus canadensis nannodes), le Wapiti de Manitoba (Cervus canadensis manitobensis) et le Wapiti des montagnes rocheuses (Cervus canadensis nelsoni). Le Wapiti de Roosevelt est la plus importante sous-espèce du Wapiti.

Introuvables dans la journée, on les voit peu à peu envahir la clairière avant la tombée de la nuit. Il ne semble y avoir que des femelles, mais c'est tout de même une chouette obs.

 
Roosevelt Elk au Redwood National Park :
 

Plusieurs véhicules s'arrêtent et on fait la connaissance d'un jeune texan qui commence à explorer son pays dans un CC de location. Chouette rencontre.

La nuit tombe. Nous retournons à notre spot dodo tranquille en bord de route.

Mardi 17 avril.

Une belle journée s'annonce encore. Nous partons à l'aube pour découvrir la partie nord du parc. On se pose au Elk Prairie Visitor Center (41.364,-124.02328).

L'un des nombreux Big Foot taillé dans le bois nous sourit. Ici, la légende de Big Foot est un bon commerce...

Babé part se balader sur les nombreux sentiers alentours.

Je profite du beau temps pour m'avancer dans le traitement des photos et des vidéos pour le blog.

En fin d'après-midi, je pars découvrir le Big Tree, pas si impressionnant que ça.

Je lui préfère le corkscrew tree, plus poétique à mon goût.

La forêt environnante est magnifique et bien inspirante...

Voilà, notre balade dans les Redwoods touche à sa fin. Pour moi, la rencontre avec ces Géants restera un moment fort de notre découverte de l'ouest américain.

On sort du parc pour se garer en bord de rivière (41.531128,-124.04356) sur un parking de boat launch immense et désert, un point I-Overlander.

Babé avait dans l'espoir de chercher l'American Dipper, mais c'était oublier qu'ici les rivières ont la taille de nos fleuves en France et que celle-ci est actuellement en crue.

Il faudra encore qu'il attende pour voir son piou-piou !

 
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Nous passons deux jours sur Crescent City pour y faire des courses, le plein d'eau à boire (41.755951,-124.19325)(40c/gallon) et surtout du Nenet à la Public Library (41.752026,-124.19564) car je dois faire des mises à jours du blog et de l'ordi.

Au cours de ses balades, Babé coche le Marbled Murrelet en spotant à la longue vue sur la digue. Puis, vers Point St George, il coche le Rhinoceros Auklet.

Cette pointe est bien sympa pour s'y balader.

On peut d'ailleurs voir une impressionnante colonie de Common Murre sur l'île juste en face.

Côté spot dodo, on passe une très mauvaise nuit sur le parking du Walmart (41.773405,-124.18977). Les sans-abris qui squattent le bois d'à côté ont foutu le bordel toute la nuit.

Pour la deuxième nuit, on sort donc de la ville en prenant la direction de l'Oregon...

... pour se poser en bord de rivière près de la route (41.832891,-124.03502) dans la National Forest avant de passer dans l'état (point I-Overlander).

Là, on passe une nuit un peu plus tranquille.

Vendredi 20 avril, Bye-Bye California, on entre dans l'Oregon.

Le "Vampire State" supposé être toujours nuageux nous accueille avec un franc soleil.

Ici dominent agriculture et exploitation forestière. Toute une chaîne de volcans traverse l'état. Sympa.

On se dirige vers l'Agate Reservoir (42.409437,-122.76982), un County Park gratuit ouvert en journée seulement.

Mais, non ! On ne s'est pas mis à la pêche !

C'est pas le plan d'eau qui intéresse Babé, c'est le bout de forêt qu'il reste autour. Et il y coche de Lewis Woodpecker, comme indiqué sur E-Bird.

Pas possible de dormir sur place.

On reprend donc la route pour faire 100km de plus vers le nord...

... et trouver un spot dodo dans la Rogue River-Siskiyou National Forest.

Il y a encore des portions de neige dans la forêt. Les deux points I-Overlanders qu'on a sont inaccessibles. On se rabat sur un départ de sentier/piste (42.925966,-122.39215) pas loin de la route. Il n'y a pas d'indication d'autorisation ou pas de bivouaquer mais généralement, lorsqu'il y a un feu, c'est que c'est bon.

On passe une nuit bien tranquille.

 
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Samedi 21 avril.

C'était un rêve de gosse pour Babé : il voulait voir Crater Lake. Alors, puisqu'on était dans le coin, pourquoi ne pas passer vers ce lac de cratère pour le voir en vrai plutôt que dans un livre ?

Le beau temps est annoncé pour les prochains jours.

On découvre que la route est dégagée et monte au bord du cratère à 2100 m d'altitude.

On se retrouve la tête dans les nuages.

Heureusement, pas pour longtemps !

Le ciel se dégage rapidement et le soleil réchauffe l'atmosphère bien frisquounette en haut du cratère.

Parfois, une vidéo est plus explicite qu'une longue phrase. Alors, voici nos premières impressions de Crater Lake.

 
Coucoux et Babé à Crater Lake :
 

Oui, le parking n'est qu'à 100m du point de vue. Donc, pas besoin de marcher 4h dans la neige pour le voir.

Mais Babé est ici pour se balader et il va passer 2 jours à parcourir les sentiers au bord du cratère pour profiter du paysage et du soleil.

Photos de Crater Lake, balade du premier jour:
 
Photos de Crater Lake, balade du deuxième jour:
 
 
 
Crater Lake le matin:
 

Je vais rester au camion pour traiter les photos et vidéos des prochains articles.

Durant ses balades, Babé est allé spoter dans les forêts de résineux pour chercher un piou-piou qu'il n'arrive pas à trouver depuis les Sequoias.

Il revient encore bredouille quand, contre toute attente, il voit le Clark's Nutcracker picorer des miettes sur le parking. Pour un oiseau sensé être "uncommon" (= peu commun)...

Il est accompagné dans son picorement par le Steller's Jay et le Gray Jay, mais ces deux sous-espèces sont plutôt différentes de celles que l'on a déjà rencontrées.

Quelques informations sur Crater Lake.

Il s'agit d'un National Park, donc notre annual pass y donne accès sans problème.

À cette période de l'année, seule ce parking est accessible. Il est néanmoins possible d'en faire le tour, par la route ou à pieds, durant la saison estivale car (on est tout de même aux Etats-Unis !) ils ont fait une route qui longe le bord du cratère.

La caldera s'est formée suite à une éruption volcanique il y a 7700 ans. L'eau du lac provient de la pluie et de la fonte des neiges. Avec ses 597m de profondeur, c'est le lac le plus profond des Etats-Unis. Ses eaux sont si limpides qu'il est possible de voir des objets jusque trente-sept mètres de profondeur à l'œil nu !

Ces deux journées sont bien sympas vers le lac.

Il y a énormément de monde ! Le parking ne désamplit pas de la journée.

Voici quelques-uns de nos voisins...

Pour bivouaquer à cette période de l'année, la National Forest qui l'entoure est idéale car beaucoup moins enneigée.

On a dormi sur une sorte de début de sentier juste à l'écart de la route à 1320m d'altitude (42.916167,-122.33327)...

... ainsi qu'une seconde nuit sur notre premier spot dodo (42.925966,-122.39215).

 
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En passant au visitor center de Crater Lake, on nous a donné un dépliant sur la Rogue-Umpqua Scenic Byway qui s'avère être la route que l'on doit prendre pour rejoindre la côte.

Nous passons donc les jours suivants à disfruter les paysages de pics enneigés et de cascades.

Cette Scenic Byway passe au milieu de deux National Forests. Le terme "scenic" pourrait laisser croire à une petite route sinueuse et pittoresque...

On est aux Etats-Unis tout de même !

En fait, cette scenic byway emprunte une route large et droite au milieu de jeunes plantations de résineux.

Bah ! Qu'importe !

Le paysage est toute de même bien sympa ! Et c'est vrai qu'elle est "scenic" lorsqu'on s'arrête aux différents viewpoints.

Babé a d'ailleurs commencé à la disfruter lors de sa balade matinale en allant voir les Rogue Gorge.

On enchaîne avec le Mont Thielsen, tout en pointe...

... et le Mont Bailey tout en rondeur.

Au milieu se situe le Diamond Lake.

On termine notre première journée à la Clearwater Falls, petite cascade nichée au milieu de la forêt.

 
 
Clearwater Falls :
 

Babé y cherche l'American Dipper sans succès.

Le campground (43.248707,-122.22996) à côté de la cascade est normalement payant, mais puisqu'on est encore hors saison, c'est gratuit !

On s'installe sur l'un des 6 emplacements qui sont rapidement occupés.

Après une bonne nuit de sommeil, on reprend la route de tôt le matin pour commencer avec la Whitehorse Falls (43.247726,-122.30489), jolie cascade dans les premiers rayons du jour.

 
Whitehorse Falls :
 

Toutefois, ce n'est pas la cascade qui intéresse Babé...

 
Babé coche à la Whitehorse Falls :
 

Enfin ! Depuis le temps qu'il cherchait l'American Dipper !

Et le piou-piou niche juste sous la cascade.

Babé va tenter de faire quelques photos...

 
Babé photographie l'American Dipper à Whitehorse Falls :
 
 

Boy ! Tant d'efforts méritent bien de se relaxer un petit peu !

On se dirige donc vers les Umpqua Hotsprings (43.293204,-122.36555), des sources chaudes.

Bonne nouvelle, on y a accès gratuitement avec notre annual pass, sinon c'est 5$.

Après 800m de marche, on arrive sur plusieurs petits bassins aménagés sur le flanc de la montagne. Il y a déjà quelques personnes.

Le premier bassin du haut est le plus chaud. N'est-ce pas Babé ?

 
Le premier bassin trop chaud pour Babé aux Umpqua Hotsprings :
 

Ok, alors peut-être un bassin plus bas...

 
Un bassin à bonne température pour Babé aux Umpqua Hotsprings :
 

Babé va se délasser dans les différents bassins pendant une bonne heure.

Dommage pour moi, ce n'était pas du tout la bonne période...

Oh well, je disfrute tout de même, d'autant qu'on rencontre un expat bien sympa avec qui on va bien papoter.

Le coin est plein d'ondes positives. Sur le pont qui traverse la rivière, chacun y va de son message au monde.

L'après-midi, on se rend aux Toketee Falls (43.263442,-122.43457).

Première vision : une grosse conduite d'eau entièrement faite de Redwoods et qui fuit de partout.

Retour au monde réel.

La balade jusqu'à la cascade est sympa, tout comme la cascade elle-même d'ailleurs.

En chemin, un arbre inconnu de Babé.

On termine la journée sur le départ du sentier de White Creek (43.320413,-122.81263), de l'autre côté de la Umpqua River qui s'élargit de plus en plus.

 

Pas de balade, juste un dodo plutôt tranquille avec la route toute proche.

Mercredi 25 avril.

Le Colliding Rivers (43.297617,-123.10145) est un autre viewpoint d'intérêt où la Umpqua River rentre en collision directe avec une autre rivière. Mmouais... Pas si impressionnant...

On quitte rapidement ce viewpoint pour revenir à des choses plus essentielles : la lessive et les courses.

À noter qu'à peine sortis de la National Forest, l'agriculture et l'exploitation forestière reprennent leurs droits...

On fait la lessive dans la première laverie qu'on trouve (43.307923,-123.07718). Bien pourrie, il n'y a que deux machines qui marchent sur la vingtaine qu'elle compte, mais c'est tout de même pratique.

Ensuite, on fait les courses au Walmart de Roseburg.

On voulait d'abord faire du Nenet à la library de cette grosse ville, mais cell-ci est fermée (vraiment fermée car ils n'avaient apparemment plus les fonds nécessaires pour la maintenir ouverte...).

On se rabbat sur celle de Sutherlin (43.390309,-123.31121), ouverte et bien sympa.

On trouve aussi un distributeur d'eau purifiée dans cette ville (43.386938,-123.33103) (40c/gallon).

L'après-midi touche à sa fin lorsqu'on reprend la route en direction de la côte.

Le BLM qu'il y a en chemin n'accepte pas le camping sauvage. On finit par se poser en bord de route (43.683503,-123.6659).

Nuit bruyante.

Jeudi 26 avril.

Notre dernier jour sur la Rogue-Umpqua Scenic Byway se termine sous la grisaille et la pluie comme l'avait annoncé la météo.

5 jours de soleil. Toutes les bonnes choses ont une fin...

On prend la direction de la côte et de Reedsport.

En chemin, on tombe sur la Dean Creek Elk Viewing Area (43.695349,-124.03841). Cooooool !

Un groupe de Wapitis de Roosevelt mâles avec leurs velours est justement en train de traverser le parking.

Une voiture les fait se réfugier dans la prairie toute proche.

 
Roosevelt Elks sur la Dean Creek Elk Viewing Area :
 

Les panneaux d'information sont très intéressants.

Ah !, comme la région était abondante d'animaux et d'abres avant que les colons ne viennent tout dilapider... Et que dire des indiens dont il ne reste plus beaucoup de tribus.

Dans l'observatoire, des Cliff Swallow nichent sous le toit.

 
Cliff Swallow à Dean Creek :
 

Les wapitis s'éloignent. On reprend la route pour se rendre à L'Oak Rock County Park, une grosse marina nouvellement aménagée. Une moitié du parking est libre d'accès (sans overnight parking, tout de même ), l'autre sert de camping pour 17$ la nuit sans électricité.

Ce qui nous intéresse ici, c'est le bloc sanitaire publique et ses douches chaudes à pièces (43.68164,-124.18076) (1$ les 4 premières minutes, puis 0,25$ chaque minute supplémentaire). Ça fait du bien !

Ensuite, direction la Public Library de Reedsport (43.701961,-124.0965) où nous passons l'après-midi, pluie oblige.

Cette partie de la côte est une immense dune végétalisée où intérêts particuliers et forêts publiques se côtoient. Il y a de nombreux lacs.

Un spot dodo I-Overlander se situe sur une piste trop chaoteuse pour nous. On se pose sur le parking du Tahkenitch Dunes Trail (43.812974,-124.15436) dont Babé fait un petit bout pendant que je prépare un gâteau.

C'est 5$ pour faire le sentier, gratuit pour nous avec l'annual pass. Pas de "No Overnight Parking". On passe une nuit tranquille car un peu plus à l'écart de la route.

 
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Dimanche 27 avril.

Il continue de pleuvoir.

On change de route touristique en remontant la côte de l'Oregon via la Pacific Coast Scenic Byway.

La côte de l'Oregon se caractérise par ses nombreux State Parks qui sont la plupart du temps gratuits.

Malheureusement, avec ce temps, on ne va pas beaucoup s'éterniser...

On s'arrête tout de même de temps en temps pour faire la photo car cette côte est aussi jolie qu'en Californie, en bien plus sauvage (ou moins prédatée par les maisons individuelles et autres resorts qui possèdent tous leurs panneaux "Posted - Keep out - No Trespassing", même s'il y en a encore bien trop à notre goût).

On voulait s'arrêter voir les Steller's Sea Lion à la Sea Lion Cave (44.121779,-124.12654). Mais à 14$/pers l'entrée, on préfère disfruter un petit groupe en contre-bas sur les rochers à partir d'un viewpoint plus au nord (44.125618,-124.125694).

Ils sont accompagnés de Pigeon Guillemot.

Et de l'autre côté, on retrouve quelques individus de Steller's Sea Lions au milieu d'un groupe de California Sea Lions bien bruyants.

 
California Sea Lions sur la côte de l'Oregon :
 

La pluie nous chasse.

On fait le plein du réservoir avec l'eau javélisée d'une dump station gratuite (44.16182,-124.11568), puis après être tombé sur un State Park payant, on se rend au visitor center de Cape Perpetua (44.280924,-124.108769).

Cape Perpetua est un National Seashore au bord de la vaste Siuslaw National Forest. L'annual pass nous en donne l'accès gratuit.

Babé comptait y faire du seawatch... Mais la forêt est tellement jolie qu'il décide d'en parcourir les sentiers et de chercher par la même occasion la Sooty Grouse. Il y passe l'après-midi.

Toute cette humidité me fait me réfugier dans le visitor center afin de charger l'ordi tout en traitant quelques photos. Ensuite, je fais la petite balade jusqu'au Giant Spruce, pas si impressionnant que ça après avoir vu les Redwoods, mais sympa quand même. En chemin les Trillium ovatum sont de toute beauté.

Décidément, cette forêt humide plaît bien à Babé. Pour la nuit, on se gare sur le parking du début du Cummins Ridge Trail (44.254245,-124.09474) qu'il va faire le lendemain matin.

Pas de "No sign", on y dort très tranquillement.

Le temps s'éclaircit en fin de matinée. Babé rentre content de sa balade mais sans Grouse.

On se rend sur le lookout de Cape Perpetua pour qu'il y fasse un peu de seawatch.

J'y filme l'océan qui se fracasse sur les rochers.

 
Cape Perpetua :
 

Un rocher percé, le Spouting Horn, produit un geyser plus ou moins important à chaque vague.

 
Le Spouting Horn à Cape Perpetua :
 

On prend la route dans l'après-midi pour se poser sur un spot dodo I-overlander plus au nord.

Le paysage est quand même bien plus sympa sous le soleil.

Rocky Creek (44.784679,-124.07306) est un State Scenic Viewpoint. Non seulement la vue y est jolie...

... mais en plus il n'y a aucun "no sign" interdisant d'y stationner la nuit.

On y passe une bonne nuit.

La pluie revient le lendemain, nous poussant à passer d'un cap à un autre en s'arrêtant juste pour la photo.

À mesure que l'on monte, le littoral s'urbanise de plus en plus.

D'ailleurs, le lookout du Cape Kiwanda (45.217666,-123.978803) se situe sur une dune envahie d'habitations.

Des champs nous accompagnent jusqu'au Cape Lookout (45.338783,-124.004123).

Trop de brouillard et de pluie...

..., on poursuit notre chemin en direction de Cape Meares (45.486379,-123.971761).

Là, Babé y spote à la longue vue toute une colonie de Common Murre avec quelques Tufted Puffin dans le lot.

Malheureusement, impossible de se rapprocher pour avoir une meilleure vue, le littoral proche du rocher est entièrement privé.

Cerise sur le gâteau, on ne peut pas continuer le long de la côte car la route a été barrée.

Le mauvais temps et les "no-no" nous poussent à reprendre la route.

Finalement, on traverse la Columbia River sur son grand pont gratuit pour se poser sur une rest area (46.249208,-123.86066) dans l'Etat de Washington.

Ce point I-overlander en bord de rivière est l'un des nombreux "Historic Markers" qui retracent la descente de Lewis et Clark, les premiers colons à avoir trouvé un passage de l'est vers l'ouest.

Il s'avère plutôt tranquille.

 
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Mercredi 30 avril.

La pluie et les nuages nous accompagnent encore et toujours en direction d'Aberdeen.

Dans cette partie de l'Etat de Washington, l'ostréiculture, l'élevage et la production forestière modèlent le paysage.

Dans Aberdeen, les scieries sont immenses...

On s'arrête dans cette ville pour faire les courses au Walmart.

Puis on se rend vers des prairies à la recherche de Cygnes Trompette.

Pas de cygnes, mais des panneaux "neighbours watch" et "No Trespassing" partout.

Plein de nos petites fontaines d'eau dans une dump station gratuite (47.01651,-123.35305) sur une rest area.

L'Etat de Washington a l'air sympa avec les voyageurs en motorisés. Les dump stations y sont gratuites et les rest areas friendly pour les Overnights.

Puisqu'il n'y a pas de cygne dans le coin, on reprend la route pour se rendre dans le port d'Olympia, à North Point (47.058125,-122.90415).

Bien souvent, les accès sont restreints voire interdits dans les ports. Ici, tous ceux de la marina le sont, ainsi qu'une zone de stockage de bois. Néanmoins, on découvre avec plaisir que celui de Northpoint est d'accès libre car il y a un restaurant, une station radio et un petit parc. En plus, il n'y a aucun "No-sign".

Ça tombe bien car un Barrow's Goldeye a été vu sur la zone et Babé veut vraiment voir ce coincoin.

Il passe toute l'après-midi à spoter et coche le fameux coincoin. Bon, ce n'est qu'un première année, mais c'est la coche tout de même.

En plus de spoter le port, Babé explore les abords de la ville. La pauvreté extrême côtoie les nouveaux quartiers chics.

Un passant qui prend Babé pour un des nombreux sans-abris qui errent dans les rues (Pourquoi ça ? Il a tant l'air d'un clochard, Mon Homme, avec sa polaire de 20 ans toute trouée ? ) l'oriente vers la banque alimentaire.

Babé revient tout sourire d'avoir coché et, comme il se fait tard et qu'il n'y a pas de "No sign", on décide de stationner sur le parking.

Dodo très tranquille. Enfin,... jusqu'à 2h du matin.

 
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