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La montagne de photos et de vidéos à traiter me demande plus de temps que prévu. On passe donc quelques jours supplémentaires à Whitehorse, alternant entre la Public Library (60.72451,-135.052607) et le Visitor Center (60.717977,-135.049902) pour les connexions Nenet et charger au passage les ordis car le temps est très variable, ne permettant pas aux panneaux de charger en continue dans le camion.

Pour les spots dodo, on ne change pas en passant quelques nuits en bord de piste de la Grey Mountain Road (60.677763,-134.945589) puis sur le parking du Walmart (60.732519,-135.068551) toujours rempli de RVs et bruyant.

Une journée plus ensoleillée que les autres, Babé part se balader vers Miles Canyon.

 

Je disfrute aussi ce beau soleil en faisant un tour dans la ville.

Je fais le tour du SS Klondike, un bateau à vapeur qui, en 1955, a cessé de naviguer sur les fleuves de Whitehorse jusqu'en Alaska et qui a été récemment restauré par les parcs nationaux (l'entrée est gratuite ).

Visite très instructive où l'on découvre comment les gens vivaient et travaillaient à l'époque.

Le bateau servait à ravitailler les différents villages le long des fleuves et surtout à transporter les minerais extraits des mines.

Il fallait 200 cordes de bois pour un aller-retour Whitehorse/Dawson pour le faire fonctionner ! On comprend pourquoi les arbres ne sont pas trop épais dans la région...

 

Coucoux et Babé partis en balades, TiMoose chausse les lunettes de soleil pour faire une sieste sur sa balancelle.

Nous faisons deux chouettes rencontres durant ces quelques jours.

D'abord avec deux expats qui vivent à Whitehorse depuis quelques années. Il y a une forte communauté francophone ici. Ne travaillant qu'à la belle saison, ils disfrutent de l'hiver pour faire du ski et chasser.

Ensuite, avec deux jeunes frenchies, Alice et Andréa, qui voyagent dans un 4x4 avec cellule acheté aux Etats-Unis.

Belle rencontre là-aussi, ces frenchies sont vraiment sympas. Ils vont jusqu'en Alaska alors, qui sait ?, peut-être allons-nous nous recroiser.

Mardi 05 juin.

Enfin, le site est à jour !

Derniers préparatifs avant le départ.

Lessive à la Public Laundromat (60.726765,-135.062511) (2,5 à 5$ la machine, 0,25$ les 5min de dryer), puis nous faisons le plein de notre bouteille de gaz vide à la pompe à propane juste à côté de la dump station (60.73223,-135.06825) pour moins d'1$CAD le litre.

Quelques courses en complément dans les supermarchés et nous prenons la route dans l'après-midi.

 
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Mardi 05 juin.

Ayé, c'est parti pour le Grand Nord !

Oups ! Plus de batterie dans l'appareil photo !

Ça commence bien !

Pas de photos donc, et encore moins de vidéos.

500km nous séparent de Dawson.

Pour s'y rendre, on emprunte la Klondike Highway North. Toutes les routes (=highways) ont un numéro ici. Mais, comme partout ailleurs, les gens s'y réfèrent plus volontiers en donnant leur nom. Nous voici donc sur la Klondike Highway.

On s'avance de quelques dizaines de km et on trouve un chouette spot dodo un peu à l'écart de la route, une ancienne carrière en bord de rivière (61.621281,-135.882281).

Dodo tranquille et lever efficace le lendemain pour monter un peu plus haut.

On fait à peine quelques km que, surprise !, on voit deux Wood Bisons sur le bord de la route.

On est vraiment étonnés de les voir car leur harde est généralement plus au sud. Mais on ne boude pas notre plaisir durant les quelques minutes où ils vont rester, d'autant que Babé les voit pour la première fois.

 
Nos premiers Wood Bisons :
 

Coooool !

On reprend la route le sourire aux lèvres. Chouette obs !

La matinée se passe à disfruter le paysage et faire quelques arrêts obs sans rien voir de nouveau.

Il y a bien des traces sur la route mais on ne voit pas l'ombre d'un moose ou d'un ours. Par contre, les Arctic Ground-Squirrel sont bien présents.

 

Nous avons pris un paquet de dépliants à l'office de tourisme de Whitehorse, dont un Guide d'observation de la faune et de la flore du Yukon bien sympa.

Il nous mène à Devil's Elbow, un sentier qui se situe au début de la Silver Trail Highway.

On est censés y observer des orignaux, la zone étant une aire de mise bas pour les femelles. Néanmoins, on ne voit rien. Pas un moose.

Peut-être sommes-nous encore trop tôt dans la saison ? Ou bien les mamans-moose sont-elles très discrètes ?

Oh well. Le temps virant à la pluie, on décide de passer le reste de la journée sur place (63.425791,-136.51156).

Jeudi 07 juin, nous prenons à nouveau la route de bon matin pour retourner sur la Klondike Highway et faire le sentier Moose Creek Trail dans l'espoir d'y voir des orignaux.

Les 2,5km de sentier sont sympas, mais toujours pas de Moose, pas même un piou-piou pour Babé. Oh well.

Petit arrêt à Gravel Lake pour voir quelques coincoins, ...

... puis au Sillon de Tintina (=Tintina Trench).

Cette vallée est un corridor naturel pour les migrations d'oiseaux.

Arrivés trop tôt ou trop tard, on ne voit aucun V dans le ciel. Les grues et les oies sont déjà passées, on dirait.

On poursuit donc jusqu'à Dawson City.

Un peu avant, on s'arrête dans le camping de la Klondike river (64.052823,-139.110166). On a lu qu'il y a un sentier d'environ 2km sur lequel on peut voir des White-winged Crossbill, un piou-piou que Babé cherche à voir depuis la Norvège.

Et c'est la coche ! Enfin !

Babé ne voit qu'un seul individu, mais cela suffit à son bonheur.

Comme vous l'avez déjà lu sur les panneaux du sillon de Tintina, il y a de l'or dans la région. Alors, c'est avec un peu de surprise (ou pas...) que l'on découvre les bassins d'exploitations industrielles de ce minerai recherché un peu avant d'arriver en ville.

Ça en fait du gravas retourné !

Nous arrivons à Dawson City en fin de matinée.

De nombreux bâtiments de cette ville poussiéreuse ont été restaurés ou gardés en l'état afin de rappeler comment cela se passait du temps de la ruée vers l'or.

Il faut croire que la police du coin cherche à faire autant de zèle qu'à l'époque, car un policier nous arrête à l'entrée de la ville pour cause de non port de la ceinture.

Non-non Monsieur Le Policier, Babé boucle bien sa ceinture de sécurité !

Regardez !

Mmouais...

Il nous laisse repartir en nous rappelant seulement que c'est la loi de la mettre.

En fait, pour la petite annecdote, Babé boucle bien sa ceinture. Mais, comme il dégage la sangle du haut pour éviter de blesser son épaule accidentée (il y a bien longtemps mais qui ne supporte pas une pression trop forte trop longtemps), on a l'impression qu'il ne la porte pas. CQFD.

Note to self : attention au policier zélé de Dawson.

Ce petit incident passé, on se rend aux Visitors Centers de la ville.

Et oui, il y en a deux !

Un pour la ville et un pour les Northwest Territories, ce qui est bien pratique pour nous car on y récupère un dépliant détaillé sur la Dempster Highway.

Avec tous nos dépliants, on est parés !

Plein d'eau du réservoir au robinet de Drinking Water derrière le visitor center de la ville (64.063892,-139.432895). Quelques courses d'appoint. On fait ensuite le plein dans la station service la moins cher de la ville, Card Lock (64.041943,-139.402757), pour 1,384$CAD/L de diesel.

Ayé ! On a tout ce qu'il faut pour commencer la Dempster Highway et aller à Tuktoyaktuk !

C'est parti !

 
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Jeudi 07 juin.

On arrive à l'embranchement d'avec la Dempster Highway. Je pense faire une super vidéo d'introduction et ça finit comme ça :

 
Nos premiers pas sur la Dempster Highway... STOP !!!
 

Quand même ! Il fallait prendre le panneau en photo !

 
Allez ! Cette fois, c'est vraiment parti sur le Dempster Highway !
 

On se pose sur un point I-Overlander en bord de rivière (64.02048,-138.58443) afin de se reposer un peu en attendant de reprendre la piste dans la soirée.

Le temps se couvre.

On parcourt la cinquantaine de km jusqu'à l'entrée du Tombstone Territorial Park en disfrutant le paysage de montagnes et de taïga.

On espérait voir quelques animaux en passant un peu plus tard.

Rien. Oh well.

On se pose sur le parking du "Grizzly Lake Trail" (64.413127,-138.304873) à 930m d'altitude.

Il fait froid, mais ça va.

Babé part faire le sentier le lendemain sous un temps très menaçant.

Il va bien en baver dans la neige car il y en a encore de grosses portions dans lesquelles il s'enfonce jusqu'à la taille. Toutefois, le paysage de toundra est au rendez-vous. Il rentre fatigué, mais heureux.

 
 

Tant d'efforts méritent bien un gâteau poires-chocolat !

Samedi 09 juin.

Nous prenons la piste de bon matin en direction du Visitor Center du parc (64.503107,-138.220207).

Balades tout autour en attendant l'ouverture du centre.

Babé revient tout content avec une coche : la Blackpoll Warbler.

Rien de bien intéressant au centre. On mange et on poursuit la piste jusqu'au Viewpoint.

Les sommets sont vraiment superbes. Dommage que le temps soit si couvert...

Le temps de monter sur le parking du Goldensides Trail, la vent chasse les nuages, dévoilant un sommet bien trop tentant pour Babé.

Bien sûr, un sommet en appelant un autre, il va prolonger sa balade, prendre 10 000 photos et revenir juste à temps avant que les nuages ne s'amoncellent de nouveau au-dessus de nous.

 
 

Pendant ce temps, je brainstorme bien sur mes histoires.

On comptait se poser sur le parking du sentier Hart River mais ce trail est couvert de longues flaques d'eau, donc impraticable à moins d'avoir des bottes ou un kayak. On se gare sur un Pullout quelques km plus loin (64.575797,-138.251669) à 1350m d'altitude.

Dodo frisquounet mais tranquille. Il n'y a en effet plus de circulation passées 22h.

La journée du dimanche 10 juin s'annonce bien avec un magnifique ciel bleu.

On disfrute le paysage jusqu'à Surfbird Mountain.

 
 

Un Willow Ptarmigan se laisse filmer en bord de piste.

 
Willow Ptarmigan au bord de la Dempster Highway :
 

Mais le temps se gâte vite et Babé part à la recherche du Bruant de Smith sous un ciel menaçant.

 
 

Il en revient congelé et sans piou-piou.

On pousse jusqu'à Two Moose Lake pour déjeuner.

Il se met à pleuvoir.

Un copain nous avait dit qu'on pouvait voir des orignaux ici. Je commence à ronchonner qu'il n'y a vraiment rien dans le coin, quand Babé en spote 2 au bord du lac.

Deux Moose à Two Moose Lake !

On sort les observer et je fais quelques vidéos souvenirs.

 
Deux Moose à Two Moose Lake :
 

Babé repère 3 caribous au loin. Je fais une vidéo souvenir de l'un d'eux.

 
Un caribou loin de Two Moose Lake :
 

Après ce matin, cette nouvelle sortie dans le froid a raison de Mon Babé qui tombe malade.

Je sors faire une petite balade pendant qu'il reste bien au chaud dans le camion.

 
Temps couvert sur Two Moose Lake :
 

Le parking de Two Moose Lake étant trop près de la route, on pousse un peu plus loin et trouve notre bonheur sur le départ d'une ancienne piste avant Chapman Lake.

On est en train de se garer quand Babé spote un nouveau Moose, un mâle cette fois, qui avance sur la toundra.

Je fais une nouvelle vidéo souvenir avant qu'il ne disparaisse derrière la butte.

 
Un "buck" avance sur la toundra :
 

Trop cool ! C'était la journée des Moose !

Le temps vire à la pluie.

On reste bien au chaud dans le camion.

On passe une bonne nuit et on se réveille sous un ciel encore plombé et glacial.

La piste est bien gadoueuse. Les quelques véhicules qui passent sont tous crottés.

Babé étant encore malade, on décide de passer la journée sur place.

Une heure plus tard, il se met à neiger !

 
Il neige en juin !
 

Journée tranquilloute à se reposer dans le camion.

La neige finit par fondre dans l'après-midi.

Dodo tranquille.

 
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Jeudi 12 juin.

Babé se sent beaucoup mieux et le temps est un peu plus dégagé. On décide donc de reprendre la route avec pour objectifs quelques spots obs repérés dans les guides.

On commence avec Chapman Lake.

Peu de coincoins. La brise froide nous pousse rapidement dans le camion.

On disfrute le paysage de montagnes enneigées sur lesquelles s'accrochent les nuages.

On est dans les Ogilvie Mountains, traversées par plusieurs rivières.

On longe l'une d'elles lorsque, soudain, j'aperçois un ours sur la rive !

C'est un Grizzly !

Trop Coooool ! Notre premier Grizzly !

Babé ralentit et recule à sa hauteur, mais le nounours est farouche. J'ai juste le temps de faire quelques photos avant qu'il n'aille se réfugier dans la végétation.

On pense qu'il est parti quand on l'aperçoit à travers les arbres.

Cette fois-ci, je filme.

 
Notre premier Grizzly en bord de Dempster Highway :
 

Farouche, il se réfugie dans la forêt de l'autre côté de la route et disparaît pour de bon.

L'observation était courte, on ne s'attendait pas à ce qu'il soit aussi craintif, néanmoins, on a le sourire jusqu'aux oreilles.

Pour ceux que ça intéresse, on l'a observé aux alentours du km130.

Les yeux remplis d'étoiles, on reprend la route pour s'arrêter quelques km plus loin. Là, c'est un castor qui attire notre attention.

Il est très occupé et on s'arrête juste faire une photo souvenir pour ne pas le déranger.

La montée dans les Ogilvie Mountains se fait dans la grisaille et presque dans les nuages.

Babé brave le froid et sort la lunette au km158 pour observer le nid de faucon Gerfaut... vide.

Quelques dizaines de km plus loin, photos des roches orangées des sulphur springs.

On disfrute les jolis éboulis et la taïga en longeant Engineer Creek qui se jette ensuite dans l'Ogilvie River.

 

On redouble d'attention le long de cette rivière car la chouette lapone y a été observée.

Babé spote la piste d'aterrissage au km237, sans résultat.

Y a des oiseaux comme ça qu'on cherche durant des années...

Le temps se découvre à l'abord du plateau d'Eagle Plains.

Des dizaines de milliers d'hectares de forêts y ont brûlé.

On y double pas mal de cyclistes qui, comme les motards, font attention sur cette portion de piste rendue boueuse et glissante pour eux par les averses des derniers jours.

Un motard va d'ailleurs y perdre le contrôle de sa moto en saluant d'autres motards dans l'autre sens.

Contusionné au dos et au pied sans rien de cassé, heureusement, on le prend à bord de TiNéfant avec toutes les affaires qu'il transportait pour l'emmener à Eagle Plains, la première station service/hôtel/RV Park située sur la Dempster Highway qui possède aussi un poste de secours.

Après 80km de piste à travers la taïga, on aide notre motard à entrer dans l'hôtel. Il est pris en charge par la gérante qui fait aussi office d'infirmière. Apparemment, elle en voit défiler pas mal chaque année et c'est le deuxième accidenté de la journée.

Le voyage se termine ici pour notre motard, déçu d'un accident aussi bête mais soulagé de ne rien avoir de cassé. On lui laisse notre carte pour rester en contact et lui souhaite un bon retour.

Nous avons appris depuis qu'il est bien rentré chez lui.

Plein de TiNéfant à 1,50$CAD/L et on reprend la route pour se trouver un coin dodo. Il est 17h et on est bien vannés.

Il y a un spot I-Overlander à 10km de là en bord de rivière (66.442362,-136.714427).

Après toute une journée de route, Babé part se dégourdir les jambes. Il y a des traces de moose...

On y reste pour dîner mais je trouve que les véhicules sont trop bruyants en passant sur le pont métallique tout proche.

Allez... le Cercle Arctique n'est plus qu'à 30km !

Babé se laisse tenter et on reprend la piste vers 21h30.

On remonte sur un plateau couvert, tantôt de taïga tantôt de toundra. On disfrute ce beau paysage du regard.

La limite du Cercle Artcique est entourée de toundra. Il est 22h passées et le soleil brille dans un magnifique ciel bleu. On est sous le charme.

Depuis la mi-mai (et jusqu'à début juillet), le soleil ne se couche jamais à partir d'ici et jusqu'au pôle nord. C'est le Soleil de Minuit.

Ça vaut bien un petit selfie !

Allez, Babé, fait pas la tête ! C'est pas comme si on en faisait tous les jours !

Le vent souffle quand même bien froid et on retourne vite se mettre à l'abri dans le camion.

Pour le dodo, on choisit un spot I-Overlander dans une carrière abandonnée à 1km de là (66.579363,-136.299885) avec une jolie vue sur la vallée.

Dodo bien tranquille après cette longue journée pleine de rebondissements qu'on était à mille lieues d'imaginer terminer ici.

 
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Mercredi 13 juin.

Une pause s'impose. Nous passons cette journée à disfruter sur la toundra.

 
À côté du Cercle Arctique :
 

Babé part explorer les alentours comme à son habitude. J'observe la vallée à la recherche de ses habitants.

Pas d'ours ni de caribou, mais un Arctic Ground-Squirrel très actif devant le camion.

 
Arctic Ground-Squirrel près du Cercle Arctique :
 

En milieu d'après-midi, on décide d'avancer de quelques km jusqu'à une carrière abandonnée (66.625879,-136.297536).

Babé la trouve idéale car elle borde les montagnes Richardson dont les crêtes sont directement accessibles.

Toutefois, un Ground-Squirrel trouve le camion bien trop à son goût...

 
Babé chasse le Ground-Squirrel...
 
... qui revient aussitôt ...
 
... et finit par nous chasser, nous !, pour de bon
 

On trouve finalement à se poser quelques km plus loin dans une autre carrière (66.665422,-136.320604) avec une crête qui descend juste à côté, idéale pour aller randonner.

Pas de Ground-Squirrel ici. On passe une très bonne nuit.

Le lendemain, Babé part de bonne heure faire sa balade. Je passe la matinée à brainstormer pour mes histoires et prendre des notes.

Vers midi, un 4x4-cellule canadien vient se garer à côté de nous.

C'est Dave et Jeannie, deux retraités de l'île de Vancouver qui se sont aussi dit que la crête promettait une belle rando.

Dave part faire une longue balade. Jeannie rentre plus rapidement et on passe l'après-midi à papoter autour d'une infusion de feuille de Labrador Tea (Rhododendron groenlandicum), une plante commune de la région excellente à boire.

Babé rentre vers 15h, tout sourire.

Il s'est fait énormément plaisir car les crêtes ne font que se succéder. Il aurait pu randonner toute la journée à disfruter ces jolies collines couvertes d'éboulis et de toundra parsemée de fleurs...

 
 
 
 

... mais il a fait une observation inattendue.

Un grizzly en train de dormir !

Enfin, ... au départ, il pensait qu'il n'y en avait qu'un.

Mais lorsque le grizzly s'est réveillé, deux petites têtes ont pointé d'entre ses pattes.

Là, à flanc de colline, une maman grizzly dormait avec ses petits.

Sous le vent et à plusieurs centaines de mètres de la petite famille, Babé les a disfruter pendant plus d'une heure, observant leur têtée puis leur départ vers une autre colline. Moment magique et plutôt rare à observer.

N'ayant que le 300mm en main, Babé a tenté de les filmer. Ça bouge pas mal, mais avec un coup de stabilisateur, ça donne un joli souvenir.

 
Maman Grizzly et ses deux petits sur la toundra :
 

Il y avait beaucoup de vent ce jour-là. J'ai réduit le son et Babé aime cette vidéo comme ça. Toutefois, j'aime aussi quand il y a un brin de musique en fond. Chacun ces goûts, à vous de juger.

 
Maman Grizzly et ses deux petits sur la toundra... avec de la musique :
 

Pour info, la musique utilisée s'appelle TENDERNESS. Elle est sous " FREE Creative Commons License", c'est à dire qu'elle est libre de droits tant que l'on ne s'en sert qu'à titre privé et non commercial. Elle est produite par Ben Sound. Vous pouver retrouver cette musique ainsi que plusieurs autres sur son site https://www.bensound.com

Le reste de la journée passe à discuter avec Jeannie et Dave qui rentre un peu plus tard de sa balade.

Pour le dîner, ils nous régalent de saumon fumé et arômatisé de sirop d'érable, pêché et préparé par leurs soins. Mium ! Délicieux !

Pour le dessert, on mange un gâteau poires-chocolat. Re-Mium !

Difficile de s'endormir après un si bon repas. On a la tête pleines d'anecdotes et Babé plane encore de sa rencontre avec les grizzlies.

 
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Vendredi 15 juin.

Nous prenons la route de bon matin afin de trouver un autre spot rando pour Babé.

Nous disons au revoir à Jeannie et Dave avec la promesse de passer les voir si on va un jour sur l'île de Vancouver.

Le temps est laiteux. Il n'y a personne sur la route si tôt le matin.

On disfrute la toundra nimbée d'un fin brouillard quand une forme attire notre regard.

Là, à 300m de la route (66.770084,-136.344244). Mais oui ! C'est un grizzly qui dort !

On n'en croit pas nos yeux !

Trop Coooooool !!!

On s'arrête et sort en faisant le moins de bruit possible. Je sors la vidéo et Babé le 300mm... avec bonnets et parkas car il y a une petite brise bien fraîche.

Ce coup-ci, on est dans le vent, donc, on reste à distance.

Enfin..., je reste au camion et Babé...

 
Babé décide de s'approcher du grizzly qui dort pour faire des photos :
 

Bon, il ne se rapproche gère plus. Heureusement.

De toute façon, Nounours n'a pas l'air de s'en inquiéter. Il relève les oreilles quand Babé se mouche (régulièrement car il est encore un peu malade ), parfois la tête avec un œil entre-ouvert. Mais on n'a pas l'air de le gêner.

On va le disfruter comme ça pendant plus de deux heures.

Nounours : "Je lève la tête, je m'étire, je me rendors. Tiens, je change de position."

On disfrute à fond. Moment magique !

Babé retourne au camion au bout d'une heure et on se raconte nos impressions et autres remarques.

 
Coucoux et Babé discutent du Nounours qui dort :
 

Nounours va dormir encore une heure, le temps qu'on recharge les batteries.

Puis, des touristes vont arriver.

Un véhicule, deux, trois... cinq.

Bien que les gens restent à l'intérieur, Nounours finit par se sentir overcrowded. Il se lève et s'enfuit en courant.

On est dépités, surtout Babé qui voulait retouner faire des photos.

Il va le suivre un peu avant qu'il ne disparaisse pour de bon derrière la colline.

Voici les photos que Babé a prises.

Elles sont tellement sympas que j'ai décidé de les intégrer au montage des vidéos, histoire d'avoir un autre angle de vue et surtout une meilleure qualité, car zommer à fond sur un Nounours situé à 300m avec un petit brouillard et en contre-jour du lever de soleil, c'est pas l'idéal.

 
Grizzly qui dort - version longue :
 

Et la même vidéo avec moins de dodo...

 
Grizzly qui dort - version courte :
 

On reprend la route à 10h passées, le cœur empli de bonheur d'avoir disfruté ce grizzly aussi longtemps.

On longe les montagnes Richardson.

Le vent se lève, fort et froid, ne nous encourageant pas à nous arrêter.

On disfrute donc le paysage fenêtres fermées car TiNéfant produit un gros nuage de poussière.

Nous entrons dans la Province des Northwest Territories.

À partir de là, il faut avancer nos montres d'une heure, ce qui ne fait plus qu'un décage de 8h avec la France (contrairement aux 10h auxquelles on est restés accrochés un bon moment. Nous et les horaires ! )

Le passage dans les Montagnes Richardson est vraiment sympa et Babé se voit déjà y randonner au retour.

On monte sur un plateau, puis c'est la descente vers la rivière Peel où l'on doit prendre notre premier traversier.

 
 
Passage de la Peel River - début :
 
Passage de la Peel River - fin :
 
 
Ça va plus vite qu'au Guatemala !
 

Quelques km après, on s'arrête à l'entrée du camping du Nitainlaii Territorial Park (67.350367,-134.858492) pour y faire le plein d'eau gratuite.

Puis on se rend à Fort Mcpherson dans l'espoir de trouver un peu de Nenet à l'office de tourisme. Mais tout est fermé.

On reprend donc la piste qui de poussièreuse devient boueuse à cause des travaux de réfection. Le pauvre TiNéfant devient tout crotté !

On se pose vers 17h sur une carrière à l'écart de la route (67.390665,-134.238684), un spot I-Overlander.

Les traces à l'entrée indiquent qu'elle peut être vite boueuse s'il pleut.

Heureusement, il fait beau.

On est bien crevé. Maintenant qu'on est de retour en plaine, il fait bien plus chaud. Et on n'avait pas prévu de faire autant de km.

Dodo tôt et tranquillou ... jusqu'aux premières gouttes du matin qui nous extirpent rapido du spot dodo...

... pour arriver au traversier de la rivière Mackenzie à 7h30.

Toutes les explications de Babé et Coucoux qui ont la tête dans le pâté dans la vidéo suivante.

 
Pourquoi on est au traversier de la Mackenzie River de si bon matin :
 

La route jusqu'à Inuvik se fait d'une traite ou presque (une Madame des Travaux nous arrête un quart d'heure le temps que les camions passent).

Surprise ! On retrouve la route 10km avant d'arriver.

Enfin, vu son état "rebondissant", ils auraient mieux fait de laisser la piste car, bien que gadoueuse à cause de la pluie, elle est roulante.

Pas de photos d'Inuvik. On est trop occupés.

De toute façon, cette ville ressemble à Fort Mcpherson en plus grand et plus moche.

Le centre d'information n'est pas de grande utilité. Ils ne savent même pas où faire de l'eau, mais nous informent tout de même que la piste allant à Tuktoyaktuk est limité à 5000kg. C'est bon, TiNéfant en fait 3500.

La laverie qu'on nous a indiqué n'a que deux machines à 5$ chacune.

On décide d'aller voir au Happy Valley Campground (68.360456,-133.737234). Là, c'est 3$ chaque machine mais il faut payer le camping pour les utiliser. Idem pour les douches qui elles sont gratuites.

Bon,... on fera ça au retour.

Plein d'eau à la Dump Station située à côté et qui est gratuite, puis plein de diesel à la station service (68.356575,-133.734909) pour 1,55$CAD/L.

Quelques courses au supermarché et du Nenet à la Public Library (68.359419,-133.728395).

C'est le seul wifi gratuit de la ville et une galère pour s'y connecter. On n'a droit qu'à des plages de 2h renouvelables en rentrant 2 fois des codes.

J'arrive à connecter l'Asus, mais c'est impossible pour mon ordi.

Moi qui voulait uploader des photos et des vidéos...

Cela me prend les 2h pour mettre seulement une vidéo en ligne et répondre aux messages avec l'Asus !

C'est vrai qu'avec un seul doigt pour taper... Et pis, le clavier est trop petit !

Bon, OK, Nenet c'est pas pour cette fois.

Alors, on fait quoi ?

Il est 16h.

OK ! C'est parti pour Tuk !

 
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Samedi 16 juin, 16h.

On a fait tout ce qu'on pouvait à Inuvik. Alors, on reprend la piste pour terminer ce long périple vers le Grand Nord.

On va à Tuktoyaktuk !

Et voici cette aventure racontée en vidéos et photos.

 
Nos premiers tours de roues sur la piste de Tuktoyaktuk :
 
 
 
On est dans du loose gravel :
 
Du loose gravel... mouillé :
 
 
Arrêts Obs dans le froid :
 
 
À 30km de Tuk :
 

On voit nos premiers Pingos, ces petites collines formées de glace qui pousse le permafrost vers le haut.

Enfin, on arrive aux limites de Tuktoyaktuk, avec en fond deux gros Pingos.

L'entrée dans le village se fait par la décharge et les anciennes industries pétrolières et gazières. Il est entouré de plans d'eau et de l'océan gelés.

Avec ses maisons éparses, le village a l'air endormi.

Il faut dire qu'il ne fait pas chaud !

Tuktoyaktuk est un village d'Inuvialuits qui continuent de chasser le renne et le beluga. Il n'est donc pas rare de voir des têtes trôner sur le toit des maisons.

Enfin, on arrrive à "The Point",la pointe (69.454671,-133.038193), le bout de la Dempster Highway qui borde l'Océan Arctique... gelé !

On était au courant, mais c'est tout de même impressionnant de voir un océan gelé.

Voici une petite vidéo retraçant notre soirée passée sur place, au bord et sur l'Océan Arctique, jusqu'à minuit.

 
Coucoux et Babé au bord de l'Océan Arctique pendant le soleil de minuit :
 

Bien sûr, on a pris une tonne de photos durant cette soirée.

 
 

Et comme l'indique la météo, le soleil ne se couche pas ce soir à Tuktoyaktuk.

Le soleil de minuit dure de fin mai à mi-juillet. Alors, on immortalise le moment, d'autant que le soleil pointe d'en-dessous des nuages juste à minuit.

Dire qu'on était à la rivière Mackenzie ce matin et qu'on pensait n'arriver qu'à Inuvik !

Mais non !

On est à Tuk !

Et c'est le cœur léger et empli de bonheur que l'on se couche à presque 1h du matin, bien au-delà de notre heure de dodo habituelle.

Mais à moment exceptionnel, coucher exceptionnel !

 
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Un jour en amenant un autre, nous finissons par passer bien plus de temps à Tuktoyaktuk que les 3 jours initialement prévus.

Nous sommes arrivés au bout de la route et le paysage est bien sympathique. Alors, on disfrute.

Un mot sur notre spot dodo.

La Pointe est une Recreation Area, une aire de pique-nique pour les villageois. La municipalité autorise les voyageurs à y bivouaquer du moment qu'ils restent respectueux des lieux.

De toute façon, il y a tout ce qu'il faut sur place. Poubelles et WC sont régulièrement vidés et nettoyés. Il y a même du papier et du produit antiseptique dans les WC !

Il y a du bois flotté en abondance tout autour du village et les cantonniers en apportent régulièrement pour ceux qui veulent faire des barbecues ou simplement se réchauffer, car le vent est froid et cinglant ici.

Espérons que ce bivouac gratuit le restera car, jour après jour, nous constatons qu'il y a beaucoup de monde qui arrive à Tuk.

4x4 cellules, fourgons, motos, vélos et même marcheurs arrivent à La Pointe pour se prendre en selfie devant l'Océan Arctique.

Nombreux sont ceux qui ne restent que quelques minutes et repartent aussitôt. D'autres y passent la nuit pour disfruter le soleil de minuit. Plus rares sont ceux qui, comme nous, restent plus longtemps.

Au final, cela fait pas mal d'animation, pour nous mais surtout pour les villageois qui n'ont jamais vu autant de touristes.

En l'espace de 15 jours, depuis que la route est officiellement ouverte, 1000 touristes sont déjà venus jusqu'à Tuk, soit autant que durant la saison touristique de l'année dernière !, car avant, en été les gens n'arrivaient ici que par avion ou plus rarement par bateau.

Toute la journée, et jusque tard dans la nuit, les villageois passent donc en 4x4, en quad ou à pieds pour voir les nouveaux arrivants.

Nous sommes frappés par leur accueil chaleureux et leur ouverture.

Dès le premier soir, deux villageoises viennent spontanément vers nous pour savoir d'où on vient et pourquoi on est venus ici.

Le dimanche, deux familles viennent faire un barbecue. Ils font griller des petits morceaux d'aileron de beluga et les font ensuite goûter à tous ceux qui le veulent bien.

Je ne suis pas du tout pour la chasse à la baleine. Néanmoins, les Inuvialuits chassent le beluga depuis la nuit des temps et sont encore autorisés à le faire.

Dans un esprit de partage, j'ai goûté un mini bout d'un morceau.

Très chewy, cela a d'abord un goût de poisson. Puis, un goût plus fort se prononce.

Bof.

Je leur prépare, à lui et sa famille, un gâteau au yaourt pour les remercier.

Là, sa femme me donne un sachet de cranberries qui sort du congélateur.

Trop gentils !

Je vais les faire en gâteau avec du chocolat. Mium !

Avec tous ces touristes (il y a aussi des bus de tourisme !), le village a commencé à s'organiser.

Lorsque Dave et Jeannie sont arrivés, il n'y avait rien et ils ont dû chercher pour trouver un vendeur d'artisanat local.

Quelques jours plus tard, un marché d'artisans a été mis en place : le Pingo Market.

Nous y sommes allés faire un tour. Il n'y avait pas grand monde ce jour-là, mais on en est quand même repartis avec un chouette Inukshuk miniature, ces empilements de pierres que les peuples des régions arctiques construisent pour repérer des zones de chasse ou se diriger sur la toundra.

Vu comme on est doués pour toujours prendre la mauvaise route (enfin, surtout Coucoux ! Hein, Babé ? ! ), il nous fallait bien un petit coup de pouce !

L'une des dames qui vend des petites figurines nous enseigne quelques mots Inuvialuit.

Quyanainni, prononcé "Rouyanaïni" signifie "Merci".

Asi !, prononcé "Assi" signifie "Bien".

Alappaa !, prononcé "Alap'pa-a" signifie "Froid".

L'ouverture de la route n'a pas que des avantages pour les gens qui viennent du sud. C'est aussi un moyen de circuler librement pour les villageois de Tuk.

Avant, ils ne pouvaient circuler en voiture qu'en hiver sur la toundra gelée. Sinon, il fallait prendre l'avion et la place était cher : 350$/pers !

Maintenant, ils peuvent se rendre vers le sud par leurs propres moyens, quand bon leur semble.

Puisqu'on est en pleine période de soleil de minuit, j'ai voulu en garder un souvenir en filmant et prenant une photo du soleil à chaque heure de la journée.

Bon, cela m'a pris plusieurs jours car je ne peux pas rester éveillée pendant 24h. Mais je suis contente de ce petit souvenir.

 
24h de soleil de minuit en vidéos :
 
24h de soleil de minuit en photos format paysage :
 
24h de soleil de minuit en photos format portrait :
 

Je suis plutôt déçue du rendu des vidéos. Au final, je trouve que les photos en format portrait sont celles qui rendent le mieux car, en positionnant le soleil toujours avec le même colimateur, on voit bien sa course dans le ciel par rapport à l'horizon.

Dommage qu'il n'ait pas fait beau entre 4h et 5h...

L'Océan Arctique change quasiment sous nos yeux. Des espaces libres se libèrent chaque jour.

Évidemment, nous prenons "quelques" photos.

Océan Arctique le 17 juin :
Océan Arctique le 18 juin :

Il ne faut pas croire en regardant les photos qu'il fait beau tous les jours ! En fait, c'est plutôt un jour de beau temps pour deux de mauvais.

Je reste souvent à disfruter l'océan à La Pointe, ce qui a un effet très positif sur mon imagination. Mes méchants prennent forme. Les derniers romans s'étoffent.

Je fais aussi quelques tours dans le village, histoire de faire des courses de temps en temps.

4,85$ le pain (2$ à Whitehorse), 7$ le pot de yaourt (3,5$ à Whitehorse), 5$ la douzaine d'oeufs (3$ à Whitehorse), 9$ les 3 livres de pommes (6$ à Whitehorse), 6$ les 3 salades romaines contre 3$ à Whitehorse... J'espère qu'ils ont de bons salaires ici.

Pour nous, bien sûr, c'est cher, mais avec tous les stocks que j'avais fait, on s'y retrouve car ce ne sont que des courses d'appoint.

Babé, lui, va explorer les alentours, of course.

Il adore la toundra et pourrait y marcher pendant des heures.

On est un peu déçus de ne voir quasiment aucun mammifères. Pas de rennes, de boeuf musqué, ni même d'Arctic Fox. Quant aux belugas, il n'arrivont pas avant mi-juillet dans le port. On doit se contenter de ce Red Fox.

Côté pioux-pioux, pas de coche non plus mais de chouettes obs sur les nombreux plans d'eau autour du village.

Ce qui est sympa, c'est de revoir des espèces en pleine saison de nidification dans leur plumage nuptial, ici dans le nord, alors qu'on les a d'abord contactées dans le sud en hivernage.

Et pour varier des animaux, l'avancée de la glace sur la berge.

 
Avancée de la glace sur la berge :
 

Un petit mot sur le Nenet.

Comme on s''y attendait, il n'y en a pas beaucoup dans le nord. En passant à la mairie (l'office de tourisme du village), on m'a dit qu'il n'y avait pas de wifi libre dans le village, que la bibliothèque n'en avait pas (ce qui est vrai) et qu'il fallait voir auprès des hôtels.

En fait, il existe un wifi libre. On l'a découvert par hasard au Youth Center. Il n'est activé que lorsque le centre est ouvert, c'est à dire durant quelques heures dans la journée, et les gens du village viennent s'y connecter. Il est lent, mais c'est suffisant pour prendre des nouvelles du monde.

Le temps est très changeant. Lorsqu'il y a des nuages, on est bien contents de rester au chaud dans TiNéfant.

Et pas question de prendre la route lorsqu'il pleut. Les 20 premiers km de piste deviennent une vraie patinoire.

Depuis notre arrivée dans le Yukon, on nous dit que le printemps à 15 jours de retard et ça se sent d'autant plus ici entre vent froid et océan gelé.

Les jours s'égrennent finalement jusqu'au 21 juin, jour du solstice d'été et Fête Nationale des Autochtones.

 
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Le 21 juin est le jour du solstice d'été. C'est aussi un jour de fête pour les peuples autochtones du Canada : la Journée Nationale des Autochtones ou National Aboriginal Day.

Ce n'est pas un jour férié au Canada, mais ici à Tuk, c'est jour de fête.

La municipalité organise un barbecue gratuit pour tous, ainsi que des danses et des jeux rythmés par de la musique.

Oups ! En ce jour des autochtones, je ne devrais pas dire Tuktoyaktuk (prononcé 'Teuktoyakteuk') mais Tuuqtuyaqtuuq, la façon Inuvialuit de l'écrire et qui se prononce 'Touktoyaktouk'.

Avec la pluie des derniers jours, c'est un peu gadoueux. Un vent froid souffle du nord et le soleil, bien présent le matin, se couvre de nuages.

Qu'à cela ne tienne, emmitouflés dans les parkas et bonnets, tout le monde passe l'après-midi sur les gradins ou sur la scène. Il y a la queue au barbecue. Un air joyeux plane dans l'air.

Une fois les premiers hamburgers et hotdogs avalés, la première animation se met en place.

Il s'agit du groupe de tambours et danseurs, les Drummers and Dancers, de Tuuqtuyaqtuuq : les Sādiqmiut Drummers and Dancers.

Habillés pour certains de costumes traditionnels, ils nous font les démonstrations des chants et danses ancestrales du village tout en les expliquant.

Depuis plusieurs années, quelques groupes de ce type se sont formés ou reformés afin de conserver et de promouvoir les chants et danses de la culture Inuvialuit.

Il y en a, entre autres, un à Tuuqtuyaqtuuq et aussi à Inuvik.

J'adore !

J'ai pris quelques photos...

... mais il n'y a rien de mieux qu'une vidéo !

 
Sādiqmiut Drummers and Dancers à Tuuqtuyaqtuuq :
 

Trop-trop bien !

Vous croyez que j'allais rester à regarder quand ils nous ont invités à venir danser sur la dernière danse ?

Bonnet et gants dans les poches, je suis montée rejoindre tout le monde sur scène.

Coucoux danse au ryhtme des Drummers and Dancers de Tuuqtuyaqtuuq :
 

Euh... OK, j'ait du boulot !

Pas le temps de souffler, on enchaîne avec une démonstration de Northern Games, ces jeux pratiqués dans toutes les régions autour du cercle arctique.

Nouvelle surprise !

J'ai adoré ces jeux bien différents de ce qu'on connaît habituellement.

 
Démontrastion de Northern Games :
 

Music: FREE Creative Commons License HAPPY ROCK par https://www.bensound.com

Ça a l'air facile comme ça !

Il n'en est rien. Tout cela demande souplesse et précision.

Et ce n'est qu'un petit aperçu. Il y a encore beaucoup de jeux qui permettent de développer l'endurance des compétiteurs. Mais ce sera pour un autre article.

Après toutes ces activités, rien de tel que de la musique pour se détendre.

Décidément, Tuuqtuyaqtuuq est un village plein de surprises culturelles. Ils ont un groupe local et organise même le Pingo Music Festival chaque été.

J'y aurait bien assisté, mais là, on devrait être partis depuis longtemps.

Ici, les goûts sont plutôt rock et country...

 
Ça swing à Tuuqtuyaqtuuq !
 
 

Bon là, après 2h dans le froid, je commençais à être frigorifiée. La danse des Drummers and Dancers étaient trop courte.

Je retourne au camion me réchauffer.

Tant pis pour les nombreux jeux pour adultes et enfants comme le tir à la corde, le saut sur un pied, etc.

Babé revient d'une petite balade.

Soirée tranquille.

 
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Décidément, on se plaît bien à Tuk.

Du 21 juin au 1er juillet, jour de la fête nationale du Canada, il n'y a pas tant de temps que ça, non ?

Alors, on continue de disfruter.

D'abord sous le soleil...

Tuk le 22 juin :

Puis Babé décide de partir explorer les 30 premiers km de la piste... pendant deux journées... plutôt pourries.

Il ne pleut pas énormément. Par contre, grisaille et vent sont au rendez-vous avec parfois des poches de ciel clair.

Babé brave les éléments pendant que je reste bien au chaud dans TiNénfant.

Il ne verra rien de nouveau. Néanmoins, ce jeune Faucon Gerfaut reste une chouette obs !

Pour dormir, on alterne entre le parking du panneau d'entrée de Tuk (69.408586,-133.036164)...

... et l'espèce de parking qu'il y a à l'embarcadère des kayaks (69.41644,-133.033981) un peu plus loin.

Spots dodo super tranquilles après le bruit de La Pointe. Les gens arrivant et circulant jusqu'à minuit tous les jours, ce n'est pas le spot dodo le plus tranquille qu'on ait fait. Ici, seuls les éléments nous bercent dans le sommeil.

Le 24 après-midi, le soleil revient me permettant de prendre les Pingos en photos.

Le soir, on retourne à La Pointe et là, surprise, le mauvais temps des derniers jours a libéré une bonne partie de l'océan !

Ça fait tout bizarre de voir autant d'eau libre et si peu de glace...

Il est tout marron. C'était plus joli lorsqu'il était gelé !

On disfrute les jours suivants entre pluie et soleil tout en s'habituant à ce nouveau paysage.

C'est étonnant d'entendre le clapotis des vagues et je comprends l'une des habitantes quand elle me disait qu'elle avait hâte de l'entendre à nouveau après plusieurs mois d'immobilité.

Un matin, Babé part faire des photos du village.

On en profite aussi pour prendre le tout nouveau panneau "Arctic Ocean" qui vient d'être planté. On trouve ça plutôt ridicule.

Mais bon, il faut bien que les gens se prennent en selfie devant...

 

Le 28 juin, il est vraiment temps qu'on fasse un saut à Inuvik.

La lessive s'accumule et on ne serait pas contre une douche. Pour l'instant, il n'est possible de faire ni l'un ni l'autre à Tuk.

Nous partons donc de bon matin pour refaire les 150km de piste.

À cette heure-là, il n'y a quasiment personne et on disfrute tranquillou les Labbes à longue queue posés sur le bord de la piste.

C'est une agréable surprise. On en avait vu un groupe en vol à l'aller mais on ne s'attendait pas à les voir tranquillou juste à côté du camion. On va en voir une bonne dizaine.

Il y a aussi ce Hibou des marais, toujours en bord de route. Tranquille.

Côté paysage, c'est... vert !

La végétation s'est bien épanouie. Mais pas de photos, le temps est aux nuages.

On arrive à Inuvik en milieu de matinée.

Courses, plein de diesel, on s'enregistre au Happy Valley Campground (68.360456,-133.737234), 24$ l'emplacement sans électricité.

On y fait la lessive et disfrute longuement la douche chaude.

Nenet à la Public Library (68.359419,-133.728395). Là encore, impossible de connecter mon ordi au wifi même en excluant les adresses avec l'anti-virus.

Quand ça veut pas...

À noter que depuis quelques jours, l'ordi de Babé ne fonctionne plus. L'écran a l'air HS...

Du coup, j'en viens à devoir partager le mien car Mon Homme a besoin de taper son journal au moins 1h par jour.

Au final, on ne passe pas autant de temps que je le voulais sur Nenet car ce n'est vraiment pas pratique de tout faire avec l'Asus...

Retour au camion en chassant les moustiques. Il fait plus chaud ici et ils sont bien actifs.

Le lendemain, après avoir attendu 1H !!! que les RVs devant nous fassent le plein à la Dump Station, on fait encore quelques courses avant de reprendre la route en milieu de matinée.

On à hâte de retourner à Tuk !

Le beau temps nous accompagne. C'est super agréable.

Les Labbes sont au rendez-vous. Les lacs sont superbes au soleil.

Quel contraste !

Dire qu'ils étaient gelés la première fois !

On est aussi étonnés de trouver un panneau à l'entrée de la piste. Le poids limite a été augmenté à 12500kg. On comprends mieux pourquoi on a croisé de gros RVs ces derniers jours à Tuk.

 

Retour tranquillou à La Pointe.

Demain 30 juin commence le weekend de fête du 1er juillet, la fête nationale canadienne.

Des festivités sont prévues ces deux jours.

Mais il semble que tous les villageois ce soient endormis le samedi, car il n'y a personne à l'estrade.

Dommage. La journée était superbe, chaude et sans vent.

Si on avait su, Babé serait allé faire du kayak ce jour-là.

Il n'en sera pas de même le lendemain... mais vous ne lirez pas ces nouveaux articles avant quelques temps car je suis méga à la bourre.

 
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